• 6 novembre 2012 : la lecture

    Nous sommes de retour de notre petit séjour chez nos amis Gisèle et Maurice à Lézignan Corbières. Nous avons passé un très bon moment en leur compagnie et recommencerons en début d'année prochaine mais là, ce sont eux qui nous rendront visite.

    Le 1er novembre, nous sommes allés fleurir ton monument ; Marie-Hélène y avait déposé un petit rosier rouge dont les fleurs brillaient avec les gouttes de pluie qui était tombée. C'est là que ton papa de coeur et moi avons eu une pensée pour ton sourire qui aurait accompagné ta phrase "mais qu'est-ce que c'est que toutes ces salades ?"

    IMGP2015

    Pendant les trajets aller et retour d'hier, j'ai dévoré un livre d'Elisabeth Kübler-Ross "la mort est un nouveau soleil" ; il n'a fait que me conforter dans ce à quoi je crois aujourd'hui après mes contacts avec la médium de Paris, à savoir que tu continues à vivre près de nous et que tu attends notre retour dans ce monde que nous avons quitté pour essayer de grandir sur terre.

    Par contre, il m'a donné aussi plus de regrets de n'avoir pas su à l'époque de ton départ ce que je sais maintenant ; j'aurais pu te rassurer quand tu m'as dit "j'ai peur" et t'expliquer qu'en fait, tu allais retourner là d'où l'on vient tous et où nous nous retrouverons tous.

    Quelques extraits du livre :

    Lorsque quelqu'un a une expérience du seuil de la mort, il ne peut regarder la lumière que très brièvement. Et il faut qu'il retourne tout de suite sur terre. Mais lorsque vous mourez -je veux dire mourir définitivement -, ce contact entre le cocon (le corps terrestre) et le papillon (l'âme) que l'on pourrait comparer à un cordon ombilical est rompu. Après, il n'est plus possible de retourner dans le corps terrestre. Mais vous ne voulez de toute façon pas y retourner car lorsqu'on a vu la lumière, personne ne veut plus revenir. Et dans cette lumière vous vous rendez compte pour la première fois de ce que l'homme aurait pu être. Vous y vivez la compréhension sans jugement, vous y vivez un amour inconditionnel, indescriptible. Et dans cette présence que beaucoup appellent Christ ou Dieu, Amour ou Lumière, vous réalisez que toute votre vie ici-bas n'est qu'une école par laquelle vous devez passer, que vous devez y apprendre certaines choses et sortir victorieux de certaines épreuves. Quand vous avez terminé le programme et réussi les examens, vous pouvez rentrer.

    Beaucoup demandent : "pourquoi de si beaux enfants doivent-ils mourir ?". La réponse est tout simplement que ces enfants ont appris en peu de temps ce qu'ils avaient à apprendre. Et selon les personnes, il s'agit de choses tout à fait différentes. Mais chacun doit apprendre une chose avant de pouvoir retourner là d'où il vient, c'est l'amour inconditionnel. Lorsque vous l'avez appris et pratiqué, vous avez réussi le plus important des examens....

    Maintenant vous savez que lorsque votre maison a brûlé, que votre enfant est décédé, que votre mari a été blessé ou que vous-même avez eu une attaque d'apoplexie, il s'agissait de coups du sort à messages représentant des possibilités pour grandir, grandir en compréhension, en amour, en toutes choses que nous avons encore à apprendre.....

    La plupart des gens considèrent leurs conditions de vie comme difficiles, leurs épreuves et tourments, leurs terreurs et toutes leurs pertes comme une malédiction, une punition de Dieu, quelque chose de négatif. Si seulement on pouvait comprendre que rien de ce qui nous arrive n'est négatif, et je souligne : absolument rien ! Toutes les épreuves et souffrances, même les pertes les plus importantes ainsi que tous les évènements dont on dit par la suite "si je l'avais su avant, je n'aurais jamais cru pouvoir tenir le coup" sont toujours des cadeaux. Etre malheureux et souffrir est comme forger le fer rouge. C'est l'occasion qui nous est donnée pour grandir. C'est la seule raison de notre existence sur terre. On grandit lorsqu'on est malade ou lorsqu'on souffre, lorsqu'il faut faire face à une perte douloureuse. On grandit si l'on ne se met pas la tête dans le sable mais qu'au contraire on accepte la souffrance en essayant de la comprendre, non pas comme une malédiction ou une punition, mais comme un cadeau fait dans un but précis.....

    TU m'as faite grandir, mon coeur, mais ta présence physique me manque à la folie. Je m'accroche à la pensée que notre séparation visuelle, auditive... n'est que temporaire et que nous nous retrouverons quand j'aurai appris ma leçon.

    Je t'aime, mon fils.


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