• A 16 ans, tu travailles comme apprenti carrossier dans un garage de Sorgues. Ton rêve est d'acquérir un scooter mais tu ne peux obtenir un crédit auprès de la banque à cet âge-là. C'est donc Gilbert qui emprunte auprès de la sienne et tu lui rembourseras les mensualités.
    On t'emmène choisir le scooter dans un magasin d'Avignon et Gilbert passe la commande pour toi.
    Une semaine après, le crédit est débloqué : on peut aller récupérer l'engin. On t'accompagne en voiture au magasin.
    Je suis inquiète de savoir qu'il va te falloir revenir seul à Sorgues sur un scooter que tu ne connais pas. Je te demande donc d'y aller doucement afin qu'on te suive avec la voiture pour le cas où tu aurais un problème.
    On entre dans le magasin, on signe les papiers et le chèque ; te voilà installé à califourchon sur la selle du scooter. Tu n'es pas peu fier de te faire ce cadeau grâce aux fruits de ton labeur.
    Gilbert et moi montons dans la voiture et il n'a pas le temps de la mettre en route qu'on te voit démarrer sur les chapeaux de roue, presqu'en équilibre sur la roue arrière. Ce n'était pas volontaire : tu as été surpris par la puissance de l'engin.
    Toujours est-il qu'on ne t'a jamais rattrapé et que je n'ai pas vécu tant qu'on ne t'a pas retrouvé entier à la porte de la maison. Quelle trouille Gilbert et moi avons eue ce jour-là !
    Je ris aujourd'hui au souvenir de la tête que tu faisais tant tu as été surpris par ce démarrage brusque.
    Un moment de bonheur pour Gilbert et moi de te voir heureux.

     

     

     


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