• Aujourd'hui, mon ange, c'est l'anniversaire de ton papa de coeur ; tu ne seras pas là physiquement pour le lui souhaiter mais peut-être lui enverras-tu un petit signe ? Demain, cela fera 6 ans que nous sommes mariés : tu étais si heureux de cela.

    Je ne suis pas venue te parler ici depuis une quinzaine de jours ; ne m'en veux pas : ma façon de vivre change puisque, dans l'immédiat, je ne travaille plus et parfois, je perds la notion du temps.

    Hier, j'ai passé une partie de l'après-midi sur internet à remplir mon dossier pour demander ma retraite auprès de l'assurance retraite ; et puis, ce matin, j'ai appelé l'organisme qui va m'envoyer le dossier afin que je réclame ma retraite complémentaire. Des paperasses, toujours des paperasses...

    Et je tente désespérément de joindre le service ophtalmologique de Dijon pour ta mamie ; ça prend un temps fou parce que ça sonne toujours occupé. Et oui, elle est convoquée le 12 décembre par l'anesthésiste et l'opération de son strabisme se ferait le 21 janvier, pile poil pendant la croisière que nous ferons avec ta tata Evelyne et ton tonton Didier ; je vais donc voir si je peux faire décaler l'opération puisque nous avions l'intention d'aller dans l'Yonne l'assister pour quelques jours.

    J'ai également pris rendez-vous avec mon dentiste, avec le dermatologue et avec un acupuncteur qui pourra peut-être m'aider une nouvelle fois à perdre les kilos qui me dérangent.

    Tu vois, entre tout ça et l'aquagym à laquelle se rajoute maintenant un cours d'aquaphobie le vendredi matin (merci au garçon qui, dans ma jeunesse, m'a tellement poussée dans l'eau que je n'arrivais pas à reprendre pied dans la piscine avec comme conséquence actuelle la peur de lâcher les pieds du fond de la piscine), mon temps est bien cadré ; je n'ai même pas encore monté le petit film que j'ai fait lors de la soirée country de ta tata Evelyne.

    Nous nous sommes régalés ce week-end là qui a été prolongé jusqu'au mardi matin (ben oui, ils nous ont gardés en otage, lol parce qu'on s'est laissés faire sans rechigner). Samedi, soirée country avec repas choucroute et animation. Dimanche, journée avec mes deux frères et leur petite famille. Lundi, journée avec ta tata Evelyne et ton tonton Didier. Mardi matin, il a fallu rentrer puisque l'après-midi, j'avais rendez-vous chez le psy et ton papa de coeur chez son prof de peinture.

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    Jeudi soir, nous avons emmené Noëlle et Lucien (le prof de peinture) au restaurant Dame l'Oie à Pernes les Fontaines ; nous avons passé une bonne soirée et avons bien mangé.

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    Samedi soir, c'est Bernadette qui nous a invités pour fêter ses 70 ans qu'elle porte à merveille ; presque 20 amis ou famille étaient réunis et nous nous sommes régalés tant du repas que du bon moment passé tous ensemble.

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    Tu vois, mon coeur, je continue à profiter de chaque moment et je suis les conseils de mon psy en essayant de vivre le présent, de penser à l'avenir et de mettre dans une petite case de ma tête le passé que je ne peux de toutes façons pas changer ; ça ne veut pas dire que je t'oublie : tu es dans ma tête et dans mon coeur pour l'éternité et un jour, on se retrouvera (j'y crois très fort).

    Je t'aime, mon fils.

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  • Oui, mon coeur, je prends une pause de quelques instants pour venir te parler ici, chose que je n'ai pas fait depuis le début du mois.

    Non pas que je ne pense pas à toi, oh non ! Au contraire, je parle souvent de toi et du manque de ta présence physique lors de mes rendez-vous avec le psy.

    Je suis toujours en arrêt de travail et j'avale chaque jour mes antidépresseurs et mes cachets contre l'anxiété. Quand je suis allée chez notre généraliste il y a une semaine, je lui ai expliqué avoir souvent des maux de tête. C'est le stress, m'a-t-il dit. Et bien, qu'est-ce que ce serait si je ne prenais pas mes cachets, lui ai-je dit en souriant. Bref, je prends un dafalgan quand le mal de tête ne veut vraiment pas s'évaporer seul.

    La semaine dernière, nous avons passé une excellente journée du samedi chez ta tatie de coeur (Bernadette) et ton tonton de coeur (Elie). Elle nous avait concocté une fideuà. Si tu ne sais pas ce que c'est, voilà la définition : Spécialité culinaire valencienne, inventée par les pêcheurs du Grau de Gandie, la fideuà, prononcé [fide'wa], est un plat de pêcheur à base de vermicelles cuits dans un bouillon de poisson parfois agrémenté de morceaux de calmars ou seiches. C'était un vrai délice. Le soir, il y avait un match de rugby à la télévision. Nous sommes donc restés chez eux et j'ai donc remangé de ce plat que j'adore puisque tu sais que j'aime le poisson. Pendant que les hommes (Elie, Georges et ton papa de coeur) se "fatiguaient" à crier devant le match, nous, les femmes (Bernadette, Marie-Hélène et moi) avons joué au scrabble.

    Dimanche, nous n'avons pas mis le nez dehors vu les hallebardes d'eau qui sont tombées.

    Ce jeudi matin, je suis allée à l'aquagym (y'a encore du travail au niveau de la souplesse) et puis, en début d'après-midi, mon amie Viviane est venue me chercher pour aller rendre visite à notre ex-collègue de la clinique vétérinaire, Claire. Avec elles deux, on a prévu de se faire un repas entre filles un de ces jours.

    Ce soir, nous recevons Bernadette, Elie, Marie-Hélène, Georges et Serge pour une soirée hamburgers au foie gras faits maison. Un petit moment de détente.

    Et demain, Noëlle et Lucien passent nous chercher vers 9 heures pour aller faire une balade en Ardèche : visite de la maison que Lucien retape de ses propres mains, un petit resto à midi, des petits villages l'après-midi et retour. Ils ne savent pas encore que nous les inviterons le soir à la Mule du Pape où chacun pourra manger ce qu'il veut en fonction de son appétit.

    Tu vois, je suis toujours en arrêt de travail (jusqu'au 8 décembre) mais, contrairement à ce que je pensais avant de m'arrêter, je ne m'ennuie jamais. Je trouve toujours quelque chose à faire et puis, surtout, je prends du temps pour moi et je m'organise comme je veux. Je n'ai plus ces impératifs d'horaires pour le boulot et je respire vraiment vers 18h puisque je sais ne pas devoir partir faire le ménage à la clinique vétérinaire et pouvoir profiter de la soirée avec ton papa de coeur. Une autre vie bien agréable... Même ton papa de coeur dit ne pas me reconnaître : je ne suis plus sur les nerfs, je ne râle plus pour un rien, bref, je vis...

    Le 31 mars prochain, je serai à la retraite et ça ne me fait pas peur puisque j'en vis l'exemple en ce moment ; je commence à organiser la fête que je donnerai le 5 avril en l'honneur de ma libération du monde du travail que je fréquente quand même sans interruption (sauf quelques mois pendant tes deux maladies graves) depuis l'âge de 17 ans.

    Mais, d'ici là, bien d'autres choses sont prévues et je t'en parlerai.

    Je vais continuer les séances chez le psy que j'apprécie beaucoup. Il m'ouvre l'esprit sur d'autres façons de voir les choses de mon passé et m'aide à me déculpabiliser de certaines autres choses que je peux vivre actuellement.

    Je t'aime, mon fils, et ça, ça ne changera jamais.

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  • La Toussaint, jour férié que j'aurais apprécié si j'avais travaillé mais jour normal pour moi qui suis toujours en arrêt de travail.

    Beaucoup de gens vont aller au cimetière aujourd'hui mais moi, je n'irai pas ; je n'ai pas besoin de cette date particulière pour te fleurir et pour penser à toi ; et puis, je n'ai pas envie de rencontrer beaucoup de ces gens qui ne se déplacent qu'une fois par an pour fleurir les monuments et qui ne reviennent pas avant le 1er novembre suivant.

    Je continue mes séances chez le psy ; mon généraliste étant absent cette semaine, c'est lui qui m'a fait l'ordonnance de renouvellement pour l'antidépresseur. J'ai parlé, j'ai parlé beaucoup de toi cette fois-ci et de ton absence physique qui me torture chaque jour. Quand il me dit qu'il me faut apprendre à vivre sans elle parce que tu es MORT, j'ai envie de le frapper ; il argumente en me disant que toi, tu aurais voulu me voir heureuse et me voir continuer ma vie normalement : ça, je le sais mais n'est-ce pas plus facile à dire qu'à faire ?

    Je continue aussi l'aquagym chaque jeudi matin : ça me fait du bien de retrouver les amies et de me dépenser ainsi physiquement et c'est physique pour moi qui ne faisait pas de sport depuis plusieurs années.

    Mercredi de la semaine dernière, nous sommes allés manger chez les amis avec lesquels nous avions visité le Puy du Fou : une bonne soirée dont nous sommes sortis à 1h du matin passée alors que le réveil de ton papa de coeur sonne à 6h pour aller au boulot.

    Le lendemain dans la soirée, un appel surprise d'Irène et Patrick qui nous proposaient une sortie au restaurant : et bien, pourquoi pas ? Et nous voilà repartis.

    Samedi soir, c'est nous qui recevions les amis à la maison et ton papa de coeur leur avait concocté un repas léger (oups ! tu le connais) dont les truites de ton cousin Olivier. Une bonne soirée dont je ne te donnerai pas l'heure de fin puisqu'elle était faussée par le changement d'heure pour l'hiver.

    Mardi après-midi, j'ai pensé un peu plus fort à toi puisque le ramoneur est venu nettoyer les conduits de l'insert dans lequel le bois brûlera cet hiver les jours où le froid sera piquant et que la clim réversible ne suffira pas. Les souvenirs de ces soirs d'hiver où tu venais t'asseoir sur le rebord de la cheminée pour te réchauffer après ton boulot sont remontés à la surface.

    Je ne travaille pas et on pourrait penser que je m'ennuie. Et bien, non, pas du tout. J'ai les visites chez le psy, l'aquagym, la peinture des volets, l'entretien de la maison et du linge et enfin, un peu de temps pour moi.

    Il y a quelque chose qui doit te faire rire : c'est de voir ton papa de coeur vadrouiller sur internet et surtout sur Le bon coin : ben oui, il cherche une moto d'occasion et d'ailleurs, il en a repéré une et est allé la voir dans un garage du Pontet. A ce sujet, il m'a parlé de toi et des partages qu'il aurait pu avoir avec toi à ce sujet comme au sujet des voitures. Tu lui manques à lui aussi ; je me souviens du jour où, quelques temps après ton départ de cette terre, il m'a dit : on m'avait donné un fils et on me l'a repris. Tu t'entendais tellement bien avec lui.

    Ce soir, nous sommes invités, avec Bernadette et Elie, chez Marie-Hélène et Georges.

    Et demain soir, c'est chez Irène et Denis que nous irons déguster une recette des îles qu'ils ont apprise lors des visites qu'ils rendent à leur fils en Martinique ou en Guadeloupe, je ne sais plus.

    Comme tu vois, un week-end encore bien occupé.

    Il y a quelques jours, une petite fille de 5 ans, Zoé, qui se battait depuis sa venue au monde contre un neuroblastome (ce premier cancer que tu as eu) est partie te rejoindre dans le monde meilleur. Ses souffrances ont pris fin et celles de ces proches au regard de son absence physique commencent.

    Je crois de plus en plus en cette théorie rencontrée au fil de mes lectures sur la vie après cette vie qui dit que l'enfer, c'est cette terre sur laquelle nous sommes nés pour vivre des épreuves avant de retourner dans le monde que tu as déjà rejoint après avoir rempli ta mission ici. Dis-moi quelle est ma mission, mon coeur, afin que je la remplisse vite !

    Dans l'immédiat, je ne peux plus te faire partager les photos de ce que nous vivons parce que Kazeo, l'hébergeur de ton blog, a des soucis de capacité pour les recevoir.

    Je t'aime, mon ange.

     


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  • Me voilà, mon ange.

    Encore un lundi donc une nouvelle semaine qui commence.

    Ce week-end a été calme ; je n'ai pas mis le nez dehors. Hier après-midi, il a plu des cordes et, avec ton papa de coeur, on a regardé un film vidéo qui nous a passé le temps pendant 3 heures.

    Le week-end d'avant, nous avons eu avec nous ta tata Evelyne et ton tonton Didier ; ça a été un super week-end et nous leur avons fait la surprise de les emmener manger au restaurant Dame l'Oie à Pernes les Fontaines : ils se sont régalés et nous aussi.

    Et puis, ils nous ont annoncé une bonne nouvelle : la pneumologue de ton tonton a rempli les papiers nécessaires à faire embarquer l'oxygène sur le bateau de croisière en janvier. Ne reste plus qu'à règler ça avec la société d'oxygène à Marseille : ton tonton va s'en occuper sérieusement. Je suis heureuse de savoir qu'il va connaître le plaisir d'une croisière même si elle ne dure que 8 jours.

    Avec eux, nous sommes allés sur ton monument puisqu'ils ont voulu à tout prix t'y déposer un gros bac de chrysantèmes ; dans la semaine, ton papa de coeur et moi y sommes retournés pour arroser et nous avons trouvé une véronique toute fleurie déposée par on ne sait qui puisqu'il n'y avait pas de carte.

    J'ai continué la peinture des volets ; ceux du rez de chaussée sont terminés et ton papa de coeur va me décrocher ceux de ton ancienne chambre quand tu habitais chez nous.

    Mardi après-midi, j'étais invitée, avec mon amie Viviane, chez Angélique, une collègue de la clinique ; ça m'a fait plaisir de la voir.

    Jeudi matin, j'ai rejoint les amies pour le cours d'aquagym.

    Vendredi après-midi, je suis allée au rendez-vous avec mon psy ; je lui parle de tous mes problèmes, même de ceux qui remontent loin, et lui me fait bien réfléchir sur certaines situations. Je me culpabilisais pour tant de choses et c'est vrai qu'après qu'il m'ait dit sa vision extérieure, je me libère peu à peu de poids dont je ne suis pas forcément responsable. Je retourne donc le voir bientôt.

    Le soir, ton papa de coeur a emmené ses collègues de la boucherie et de la crèmerie au Mas des Vertes Rives : depuis le temps qu'ils parlaient de faire un repas ensemble hors travail ! Du coup, Bernadette et Elie m'ont proposé de me joindre à leur repas avec Serge, Marie-Hélène et Georges : je me suis régalée.

    Cette semaine va être un peu animée : nous sommes invités mercredi soir chez des amis avec qui nous avons fait le Puy du Fou (une invitation que je n'aurais pas pu accepter si j'avais dû travailler à la clinique vétérinaire) et puis, samedi soir, c'est nous qui recevons les ami(e)s pour manger, entre autres, les truites dont ton cousin Olivier nous a fait cadeau après les avoir pêchées.

    Samedi après, ton tonton Hervé m'a téléphoné pour prendre de mes nouvelles ; ça m'a fait grand plaisir de parler un peu avec lui.

    Je commence à remonter la pente, mon coeur : le psy, les médicaments mais aussi les amis, la famille et ton papa de coeur m'y aident. Le soir, je n'ai plus cette pensée qu'il serait bien que je ne me réveille pas pour fuir la douleur qui m'habitait chaque jour.

    Je m'accroche, mon fils. Je t'aime fort.

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  • Il y a un moment que je ne suis pas venue te parler ici, mon ange ; oh, je ne t'oublie pas ! ça ne risque pas !

    Ma vie a beaucoup changé depuis que je suis en arrêt de travail ; je n'ai plus ce rythme de folie à assumer à la clinique vétérinaire et je passe enfin des soirées reposantes.

    Mon généraliste a prolongé mon arrêt de travail jusqu'au 12 novembre inclus ; je continue à prendre l'antidépresseur et les visites chez le psy. Là, j'ai vraiment envie d'aller mieux et je m'accroche. Il me faut quand même prendre un petit médicament pour dormir sinon je passe la nuit éveillée.

    Je rentre de ma séance d'aquagym ; cette heure dans l'eau fait vraiment du bien au corps ; ça délasse et pour la tête, ça ne fait pas de mal non plus puisque je n'ai pas le temps de réfléchir.

    La semaine dernière, je n'y étais pas allée puisque j'avais rendez-vous avec un rhumatologue à la clinique Rhône Durance ; il m'a fait une infiltration dans le genou pour les douleurs que je ressens par crise et j'y retourne dans 6 semaines pour voir si le problème est réglé ou s'il doit me refaire 3 autres infiltrations.

    Samedi, ton papa de coeur a travaillé 10 heures d'affilée ; du coup, il est allé se défouler à la chasse le dimanche matin. Quand il en est rentré, il m'a proposé d'aller manger à la Mule du Pape et puis, vers 17 heures, nous sommes allés au cinéma.

    INSIDIOUS+CHAPTER+2

    Brrrr.....

    Hier soir, nous étions invités chez Monique, la soeur de ton papa de coeur, et Momon ; une petite soirée bien agréable.

    Entretemps, le matin, je m'occupe les mains et l'esprit en continuant la peinture des volets de la maison et des encadrements de fenêtres.

    Entre cet après-midi et demain, nous allons faire des courses et préparer la maison pour l'arrivée de ta tata Evelyne et ton tonton Didier qui passeront le week-end avec nous ; leur fils Olivier et sa femme se joindront à nous dimanche midi.

    Et toi, tu seras là aussi, je le sais. Te voir, t'entendre me manquent tant, mon coeur.

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