Ta tata, ton tonton et ton papa de coeur regardent la finale de foot ; j'en profite pour venir te voir parce que pour moi, les résultats suffiront amplement.
Je pense encore à tous les petits signes que tu nous as faits en début de semaine. Mardi, c'était à ton papa de coeur quand nous sommes ressortis du garage avec le contrat pour la nouvelle voiture. Mercredi matin, on va jusqu'aux Jardins de Provence chercher des fleurs pour remplacer celles abimées sur ton monument ; pour le vase, je prends un bouquet de tournesols ; sur le chemin du retour, ton papa de coeur me parle de la nouvelle voiture et je lui dis en blaguant : "T'as de la chance : Fab t'a fait signe pour te dire qu'il est content pour toi mais, pour moi, rien de rien ! Pourtant, j'ai signé." Il appuie en souriant sur le bouton marche de l'autoradio et là, stupeur, j'entends Don't worry, be happy. Tu m'avais entendu réclamer, hein, mon fils ? Merci.
Jeudi soir, on avait invité Monique et Monmon et on avait acheté un gâteau commun à Monique (son anniversaire ou plutôt son honneur, comme elle dit) et à ta tata et ton tonton (32 ans de mariage). On a bien rigolé.
Vendredi, on est retournés aux Jardins de Provence pour que ta tata achète un bouquet de fleurs : nous étions invités le soir même chez Marie-Hélène et Georges. Elle en a profité pour acheter un pot de dahlias rouges et nous, un gros géranium, pour mettre sur le monument de Jeannine, la soeur de ton papa de coeur. Le soir, il y avait aussi Bernadette et Elie chez Marie-Hélène. On était donc 8 mais il y avait à manger pour le double.
Samedi vers 17h, nous sommes partis au festival d'Avignon ; dur, dur pour se garer mais on a fini par trouver une place au parking des halles en centre ville. On s'est baladés dans les rues pour voir les animations et vers 20h, on s'est assis dans un petit resto pour manger une grosse salade composée. Après ça, on est allés voir la pièce Faites l'amour avec un belge. Ta tata et ton tonton n'en pouvaient plus de rire et moi et ton papa de coeur qui la voyons pour la deuxième fois, on s'est autant éclatés que la première. En sortant, nous nous sommes attablés sur la terrasse d'un glacier pour manger, devine quoi ?... une grosse glace.
Ce matin, debout pas trop tard pour prendre la direction de Grans et aller manger là où travaille ton cousin Olivier ; c'est une cuisine très fine et c'était délicieux. Retour pour que j'aille travailler à la clinique vétérinaire d'où je suis rentrée à presque 21h. Grrrrrrrr......
Le seul point négatif de toutes ces journées là..... la grosse chaleur. Encore 38° cet après-midi. Quand on a décidé de mettre la clim dans la maison, on ne savait pas encore à quel point elle nous comblerait.
Ta tata et ton tonton reprennent la route demain ; ils vont passer quelques jours à Istres, ce qui leur permettra de profiter un peu de leur fils désormais éloigné de chez eux. Mais c'est une question de temps puisque, dès qu'ils le pourront, ils descendront vivre dans le midi.
J'ai beaucoup pensé à toi, mon fils. Chaque chose que je fais est une occasion. Ta présence me manque à la folie et je bataille pour ne pas me laisser aller à la nostalgie. Tu n'aimerais pas ça, dis ?