Avec le dégel, je refais surface, mon fils. Impossible de faire quoique ce soit durant ces derniers jours tant les rues ressemblaient à des patinoires. Hier soir et cette nuit, il a plu, les températures sont un peu remontées. Et donc, ça commence à dégeler mais tout n'est pas prêt de partir. La neige a été repoussée pour une grande partie le long des trottoirs et s'est transformée en tas de couleur presque noire. Beurk. Est-ce la couleur de ce que l'on respire ?
On ne va pas râler parce que, pour circuler, c'est quand même plus facile.
On revient du cimetière où on n'avait plus mis les pieds depuis la semaine dernière, jour où il a neigé. Le parking a enfin été dégagé, certaines allées du cimetière aussi mais du côté de ton monument, il m'a fallu marcher dans la neige d'une bonne vingtaine de centimètres de hauteur : heureusement que j'avais mis les chaussures montantes. J'ai ôté la neige de la plaque qui affiche ta photo et des quelques pots de fleurs sur le devant de la tombe ; apparemment, elles ont été protégées du froid par la neige et vont redresser la tête avec le soleil qui brille aujourd'hui.
Cela va-t-il durer ? Pas sûr puisque la météo nous annonce des pluies torrentielles pour demain (l'équivalent d'un mois sur une journée) et on espère qu'elle se trompe parce que l'Ouvèze, rivière qui passe à Sorgues, est déjà bien haute et menacerait de déborder : manquerait plus que ça.
Lundi dernier, j'ai eu en ligne ta cousine Elodie à qui j'avais envoyé un petit mail pour son anniversaire : 19 ans... tu le crois, mon fils ? Et puis, le soir, j'ai appelé ton tonton Didier ; on lui a bien fait le prélèvement dans la gorge mais il faut compter une quinzaine de jours pour avoir les résultats. Son médecin l'appelle dès qu'il en a connaissance. On y croit fort, mon fils, que ce sera bénin. Hein, Fab, je compte sur toi ?
Là, tout de suite, ton papa de coeur est parti chez le kiné : il attendait ce rendez-vous avec impatience parce que, lundi, il a fait un faux mouvement en sortant de la voiture et depuis, il souffre. Têtu qu'il est, il n'a pas voulu prendre l'anti inflammatoire qui m'avait été prescrit pour ma douleur abdominale. Après sa séance, il file directement à Monteux pour débarasser tout le rayon boucherie. Demain, pleins travaux pour aménager ce rayon suite au changement d'enseigne : Coccinelle devient Carrefour.
Et ta mamie, sais-tu ce qu'elle fait ? Je lui ai confié le puzzle du port de Menton (1500 pièces) que tu avais choisi pendant ta maladie et que tu n'as pas eu le temps de faire. Quand il sera terminé, je l'encadrerai et le suspendrai dans notre chambre. Celui que nous avons fait tous les deux pendant tes derniers mois de vie sur cette terre, je l'ai suspendu dans l'entrée et chaque fois que je le vois, des souvenirs remontent, des souvenirs des derniers bons moments passés avec toi parce que tu avais encore ta lucidité. Le voilà
En ce moment, j'aide le prof de peintures de ton papa de coeur, Lucien, à créer un blog pour exposer ses tableaux. Ils sont superbes et... à vendre. Je mets le lien au cas où, pour le plaisir des yeux déjà, ...
http://laprovenceenpeinture.kazeo.com/
Et puis, en même temps, je refais celui de ton papa de coeur ; j'avais laissé son blog de côté tout le temps de ta maladie comme lui avait laissé sa peinture ; il me faut photographier tous les tableaux qu'il a peints en 2009 puis les insérer sur le blog. Ouf...
Voilà, mon fils, dans une demie-heure, départ pour ma B.A. à la clinique vétérinaire parce que je veux rentrer assez tôt pour voir le début du nouveau feuilleton qui passe tous les mercredis soir "Mentalist" et, en plus, ils nous gâtent : 3 épisodes à la file.