Gilbert et moi sommes allés à la serre de Monteux et avons acheté de nouvelles fleurs, dites salades selon toi, pour remplacer celles fanées au cimetière.
Les oeilllets, les pétunias, les pourpiers et une grosse marguerite blanche ont remplacé les primevères, l'immortelle et les roses de Noël.
On essaie de trouver des fleurs qui résistent, non pas à la sécheresse puisqu'il est rare qu'on n'aille pas là-bas une journée, mais au plein soleil et au vent violent qu'on a régulièrement ici et que tu connais bien.
Dans la foulée, on a fait d'autres plantations sur le monument de la famille à Gilbert.
A chaque fois que je vais au cimetière, je rouspète : "Pourquoi faut-il que je vienne ici, Fab ? Je préférais mille fois faire chaque jour le ménage dans ton appartement ! Je n'ai jamais pensé qu'un jour, une chose pareille arriverait ; c'était à moi de partir la première, non ?"
Oh que oui, tu manques à ma vie, mon fils.
19h20 : je reviens de chez mon patron vétérinaire ; il y a du monde plein la salle d'attente. J'ai donc fait le ménage dans les pièces accessibles puis suis repartie. J'irai demain matin à 6 heures pour finir.
Et du coup, je serai prête sans courir pour regarder les deux derniers épisodes de la série du Docteur House ; je m'intéresse à ce feuilleton car on le regardait ensemble à l'hôpital de La Timone et, à chaque fois, tu me disais : "dommage qu'il n'y ait pas de médecin comme ça ici ; j'aurais une chance de m'en sortir !".
Je vais penser fort à toi, comme d'habitude remarque bien.