Un peu dans le potage parce que courte nuit (coucher 23h30-lever 5h avec plusieurs intermèdes sûrement dus à la peur de ne pas entendre le réveil).
C'est la journée souvenirs pour l'instant :
En sortant du boulot, je suis allée à la pharmacie. Ils ont changé leur système informatique et tatonnent un peu pour servir les clients ; il m'a donc fallu patienter un bon quart d'heure, ce qui m'a rappelé les moments interminables que j'ai passés là-bas pendant qu'ils enregistraient les produits antidouleur (morphine, cortisone, ...) que te prescrivait l'oncologue.
Je rentre à la maison et, ton frère n'étant pas levé, je m'assied dans le canapé et allume la télé ; je tombe sur une émission qui parle d'un salon Handica qui a eu lieu à Lyon et qui présentait diverses nouveautés pour les handicapés, dont un moteur pour fauteuil roulant et une voiture aménagée pour recevoir une personne handicapée sur son fauteuil roulant en guise de chauffeur. Tout ça m'a ramené à la conversation qu'on avait eue et aux questions que tu te posais "et si on m'ampute, pourra-t-on faire adapter une voiture pour moi ?" entre autres.
Pas faciles ces retours arrières, le sais-tu ? A la pharmacie, il a fallu que je me fasse violence pour empêcher les larmes de monter.
Allez, je me secoue et je vais voir si ton frère n'a pas fondu au soleil. Il s'est installé dehors avec son ordinateur portable alors qu'il fait presque 40° sous la tonnelle. Sûr que ça doit le changer de Paris.
Ton papa de coeur est parti à la salle de musculation. A son retour, nous irons arroser au cimetière sur ton monument et sur celui de sa famille.
Je t'embrasse fort, mon fils.