Me revoilà, mon fils. Mais je ne vais pas m'attarder car j'ai beaucoup de problèmes avec ma connection internet. Alors, je ne voudrais pas qu'elle se coupe avant que j'ai eu le temps de valider mon petit mot pour toi.
Cet après-midi, nous sommes allés promener ta mamie dans ces paysages de provence que tu aimes tant. Et puis, nous sommes passés à la jardinerie pour acheter des géraniums et des plantes vivaces que nous avons déposés sur ton monument au retour. Le printemps est là et l'envie de fleurir ce monument autrement qu'avec des fleurs artificielles aussi.
Ma semaine a été trépidante. Beaucoup de boulot à mon retour de congés.
Mais j'ai quand même trouvé du temps pour aller, jeudi après-midi, au cinéma avec ta mamie et mon amie Marie-Hélène. Nous avions des places pas chères qui expiraient le 15 alors il fallait vite en profiter. Nous avons donc vu
Que de sang, que de sang...
Et puis, hier soir, nous étions 11 à table. Ton papa de coeur avait préparé un repas "cochonnailles". Tout le monde s'est régalé et est sorti de table gavé. On avait décoré la cour et sur la table, j'avais mis pour chaque couple, un petit cochon en ardoise sur lequel j'avais inscrit le nom de la soirée et sa date. Un petit souvenir pour eux...
En parlant de souvenir, ma cop' Kikie nous a envoyé un DVD sur lequel elle a gravé un montage de ses photos prises à Disneyland avec en fond, une musique bien adaptée. Super ! Je l'ai d'ailleurs montré hier soir à nos amis d'ici. Pour ma part, je vais essayer de faire cette semaine le montage des petits films que j'ai tournés là-bas.
Tu me manques, mon fils. Vendredi, les larmes me sont montées alors que ton papa de coeur préparait les feuilletés apéritif aux saucisses et aux fromages. Tu adorais ça et tu venais régulièrement chercher le saladier plein d'eux que ton papa de coeur t'avait préparés comme en cas que tu grignotais devant ton écran d'ordinateur. Y'a tellement de choses qui me rappellent ce que nous avons vécu avec toi... et tellement de regrets et de douleur en pensant à tout ce que nous aurions pu vivre avec toi. Tiens, je suis sure que tu serais venu parmi nous hier soir ; bien sûr, tu étais là mais nous ne t'avons pas entendu blaguer et rire.