La maison est vide : ta tata Evelyne et ton tonton Didier viennent de reprendre la route vers Lyon en emmenant ta mamie. Et je vais aller faire, à la clinique vétérinaire, le ménage que je n'ai pas fait hier midi.
Une fin de semaine un peu remuante.
Mercredi midi, nous avons mené ta mamie à l'Auberge de la Clue : elle s'est régalée mais n'a rien, ni nous d'ailleurs, mangé le soir tellement nous étions gavés.
Jeudi, Gib et son beau-frère se sont pris la tête pour monter le nouveau portail qui ne ferme d'ailleurs pas car à revoir...
Vendredi soir, ta tata Evelyne et ton tonton Didier sont arrivés et hier soir, nous sommes allés faire "le repas de chasse 2009-2010" chez Bernadette et Elie : une vingtaine à table. Z'étaient pas fiers, les canards, dans l'assiette de Georges. Nous sommes rentrés tard et avons rejoint nos lits vers 1 heure du matin.
Et aujourd'hui, c'est déjà la fin du week-end qui arrive.
Booooouh ! ça passe trop vite, un week-end.
Le soleil a été de la partie mais un vent infernal s'est levé vendredi soir ; du coup, sérieuse chute des températures.
Je continue quand même à sortir pieds nus dans mes sabots de travail à bouts ouverts ; mais bon, t'es pas étonné, Fab ? C'est toi qui me disais que je suis pas finie, non ?
Demain, on reprend une semaine de travail ; ça va me faire tout drôle de trouver la maison vide à chaque retour.
Une citation que m'a fait connaître une amie de Cancer Deuil Soutien
«Il est des événements dont nous ne guérissons pas. On les porte en soi pour toujours et on en souffre à jamais. On croit que le temps passe, qu'il lisse l'effroi. On croît qu'on a sublimé l'épreuve, qu'on l'a dépassée, oubliée. Pourtant, le mal est fait, et, au plus profond de soi, la douleur est intacte. Le coeur, déséquilibré, ne bat plus pareil. Une fenêtre est béante, le vent s'y engouffre, la vie s'y dérobe. On est glacé. On est perdu. Une part de soi s'est enfuie. On est fragilisé à jamais, en manque pour toujours. En soi, désormais, quelque chose n'attend plus que la fin. Il faut peut-être plonger profond pour trouver la source de sa vie. En laissant ma fille s'envoler, j'ai trouvé une pierre précieuse, une petite flamme qui s'apparente au cristal de l'âme…» Gaëlle Brunetaud
Je sais que je ne guérirai jamais ; je le sens au plus profond de moi quand mes "tripes" font des noeuds dès que mes pensées sont celles que jamais plus je ne te reverrai sur cette terre. Mais, comment vais-je faire en attendant que..... ?
Hier, avant de partir chez Bernadette, j'ai ouvert ton blog et ai vu, que pile à ce moment-là, il y avait 3 visiteurs et que le nombre total de visiteurs était de 40033. Des 3 ? Un hasard ? Non, mon fils, tu l'as voulu pour que je sache que tu nous accompagnerais ce soir-là.
Plus de 40000 visites sur ton blog en même pas 2 ans. J'aimerais que chaque visiteur laisse un petit commentaire afin que je sache qui pense à toi après ces longs mois de ton absence. En tout cas, je les remercie beaucoup, beaucoup de continuer à te faire vivre par leurs pensées pour toi.