Et oui, mon fils, c'est la première fois que je suis aussi longtemps sans venir te parler alors que je suis à la maison.
La fin de semaine a été très chargée, tant pour le travail de la maison que pour celui de l'extérieur.
Vendredi soir, ta tata Evelyne et ton tonton Didier sont arrivés ; je n'avais pas tout à fait fini le ménage à la clinique vétérinaire.
Samedi matin, pendant qu'ils dormaient, j'ai mis à plat la pile de linge à repasser. Nous avons mangé au retour du travail de ton papa de coeur et vers 15h, nous avons rendu visite à Jeannine que l'autre soeur de ton papa de coeur, Monique, emmenait juste se promener sur le fauteuil roulant. Nous sommes restés là-bas un bon moment et à 19h, ton papa de coeur a dû y retourner pour porter sa soeur dans les escaliers qui mènent à sa chambre. Ses jambes flanchent. Si tu peux, Fab, aide-là moralement car elle ne supporte pas de se voir ainsi diminuée après avoir été une femme dynamique toute sa vie.
Le soir, nous avons fait le repas dont je t'ai parlé la dernière fois. J'ai été bien gâtée alors que c'est ton papa de coeur qui avait préparé un bon repas. Les invités sont partis vers minuit et demie en se frottant le ventre. Et nous avons ri et ri aux blagues de Laurent, mari de ta soeur de coeur Nathalie : ça atténue pour un court moment les moments noirs qui nous poursuivent depuis quelques années. Ce matin, je me suis levée en même temps que ton papa de coeur à 7h : lui, pour aller à la chasse avec Georges et moi, pour aller faire le ménage que je n'avais pas fait samedi midi à la clinique vétérinaire.
A 10h 24, ta tata Evelyne et moi étions au bas des escaliers de la gare TGV d'Avignon pour accueillir ton frère : ooooouuuuuais, il est chez nous jusqu'au 10.
Après avoir mangé un morceau, nous sommes tous allés au cimetière et j'ai déposé sur le monument un cyclamen rouge, couleur de l'amour.