Alors, mon fils, toi qui a vu ce qu'il s'est passé chez ta tata Isabelle hier soir, dis-nous s'ils ont bien fait la fête. Un gâteau au chocolat ? Huuum, mon pêché mignon. S'il n'y avait pas 500 kms aller et retour, c'est certain qu'on aurait de suite répondu à ton invitation, Isa, et pas que pour le gâteau au chocolat bien sûr. C'est tellement super de profiter de moments en famille ou entre amis. Et puis, t'as vu, tu as échappé à la tradition de ma cop'Kikie qui a laissé après toi un commentaire sur mon article d'hier. Et toi, Fab, tu la connais, cette tradition ? Sûr que ça t'aurait donné des idées pour les anniversaires à venir et on aurait eu les oreilles rouges.
Aujourd'hui, je passe la journée seule à la maison ; il faut quand même que j'aille travailler vers 18 heures. Ton papa de coeur est parti depuis 6 heures ce matin et fait journée continue ; je viens de l'avoir en ligne : il ne sait plus où donner de la tête entre l'afflux des clients à la boucherie, les repas qu'on lui a commandés (entre 150 et 200) et une paëlla qu'il entame pour un de ses patrons ; mais bon, je ne me fais pas de souci car, comme d'habitude, il va s'en sortir.
De mon côté, j'ai préparé la maison puisque ta tata Evelyne et ton tonton Didier arrivent à la maison demain pour quelques jours ; pour le mariage de l'après-midi, j'ai aussi fait l'ourlet du pantalon blanc de ton papa de coeur et me suis occupée de moi (épiler les sourcils, couper les ongles des mains et des pieds, poser le vernis sur ceux des pieds (ceux des mains ça sera pour demain matin et la coiffeuse aussi parce qu'avec mon boulot de ce soir, c'est même pas la peine).
Tu vois, mon fils, la vie continue, c'est sûr, mais pas comme avant... Tu me manques et je ne trouve pas d'adjectif qui définisse la profondeur de ce manque. Heureusement que je crois au fait que tu es toujours là, près de nous ; je continue à vivre en pensant à toi pour chaque chose que je fais, en étant persuadée que tu partages chaque moment de ma vie. C'est ma façon à moi de ne pas sombrer dans la folie et tu m'aides beaucoup en me faisant de temps en temps un petit signe.
Chère vie
je suis tanné de toi
mais te perdre je ne veux pas
tous ces malheurs je ne comprends pas pourquoi
et je ne parle pas que pour moi
tu peux être douce comme la soie
comme tu peux me mettre hors de moi
dis le moi
dis moi ce que tu crois
ce que tu penses de toi
je me demande si tu te vois
ne serait-ce que quelquefois...
Poème de C-Lex