Me voilà, mon ange.
Encore un lundi donc une nouvelle semaine qui commence.
Ce week-end a été calme ; je n'ai pas mis le nez dehors. Hier après-midi, il a plu des cordes et, avec ton papa de coeur, on a regardé un film vidéo qui nous a passé le temps pendant 3 heures.
Le week-end d'avant, nous avons eu avec nous ta tata Evelyne et ton tonton Didier ; ça a été un super week-end et nous leur avons fait la surprise de les emmener manger au restaurant Dame l'Oie à Pernes les Fontaines : ils se sont régalés et nous aussi.
Avec eux, nous sommes allés sur ton monument puisqu'ils ont voulu à tout prix t'y déposer un gros bac de chrysantèmes ; dans la semaine, ton papa de coeur et moi y sommes retournés pour arroser et nous avons trouvé une véronique toute fleurie déposée par on ne sait qui puisqu'il n'y avait pas de carte.
J'ai continué la peinture des volets ; ceux du rez de chaussée sont terminés et ton papa de coeur va me décrocher ceux de ton ancienne chambre quand tu habitais chez nous.
Mardi après-midi, j'étais invitée, avec mon amie Viviane, chez Angélique, une collègue de la clinique ; ça m'a fait plaisir de la voir.
Jeudi matin, j'ai rejoint les amies pour le cours d'aquagym.
Vendredi après-midi, je suis allée au rendez-vous avec mon psy ; je lui parle de tous mes problèmes, même de ceux qui remontent loin, et lui me fait bien réfléchir sur certaines situations. Je me culpabilisais pour tant de choses et c'est vrai qu'après qu'il m'ait dit sa vision extérieure, je me libère peu à peu de poids dont je ne suis pas forcément responsable. Je retourne donc le voir bientôt.
Le soir, ton papa de coeur a emmené ses collègues de la boucherie et de la crèmerie au Mas des Vertes Rives : depuis le temps qu'ils parlaient de faire un repas ensemble hors travail ! Du coup, Bernadette et Elie m'ont proposé de me joindre à leur repas avec Serge, Marie-Hélène et Georges : je me suis régalée.
Cette semaine va être un peu animée : nous sommes invités mercredi soir chez des amis avec qui nous avons fait le Puy du Fou (une invitation que je n'aurais pas pu accepter si j'avais dû travailler à la clinique vétérinaire) et puis, samedi soir, c'est nous qui recevons les ami(e)s pour manger, entre autres, les truites dont ton cousin Olivier nous a fait cadeau après les avoir pêchées.
Samedi après, ton tonton Hervé m'a téléphoné pour prendre de mes nouvelles ; ça m'a fait grand plaisir de parler un peu avec lui.
Je commence à remonter la pente, mon coeur : le psy, les médicaments mais aussi les amis, la famille et ton papa de coeur m'y aident. Le soir, je n'ai plus cette pensée qu'il serait bien que je ne me réveille pas pour fuir la douleur qui m'habitait chaque jour.
Je m'accroche, mon fils. Je t'aime fort.