Je reviens quand même, mon fils, pour te parler ici un peu. Avant ce week-end, j'ai été tentée plusieurs fois de mettre ce blog en pause pour une durée indéterminée parce que, si je remonte deux ans en arrière, cette période de l'année me, nous puisque je n'étais pas seule à souffrir, ramène à un stress poignant. Les mamans, les papas, les frères et soeurs qui ont vécu la même chose comprendront ce que je veux dire.
Le week-end est déjà fini malgré que le dimanche ne l'est pas encore ; ta tata et ton tonton ont repris la route vers Lyon (ils viennent d'envoyer un sms pour dire qu'ils sont dans les bouchons) et dans une demi-heure, je vais aller à la clinique vétérinaire faire le ménage que je n'ai pas fait samedi midi. Demain matin, 7 heures, j'irai au domicile de mon patron mais pour moins longtemps que mercredi dernier où je fais 7 heures de ménage/repassage pratiquement non stop (trop cassée j'étais après ça).
Vendredi soir, nous sommes donc allés au feu d'artifice de Monteux ; il a lieu chaque année, fin août, sur un thème différent ; cette année : toutes les mamans du monde.
Il a rassemblé 40000 spectateurs (la moitié du Stade de France pour Johnny). Nous étions sur place avec nos chaises de camping, nos sandwichs et nos boissons vers 19 heures. D'autres avaient amené leur transat, leur glacière, leur table de camping, leur jeu de cartes, etc... bref, une ambiance détendue.
Le feu a débuté à 22 heures et en introduction, nous avons tous formé la plus grande chorale de France puisqu'on nous a fait chanter Mamie blue ; tu la connais, dis, Fab ?
Et puis, le feu a duré pendant un bon trois quart d'heure ; on en a pris plein les yeux.
Ta tata comme moi avons eu la gorge qui s'est serrée plusieurs fois pendant la soirée, notamment quand les hauts-parleurs ont diffusé le cri d'un bébé qui vient de naître. Et moi, en regardant toutes ses fusées qui éclataient dans le ciel, je pensais : tu les vois, Fab, dis, tu les vois ?
Toujours est-il que tout le monde veut recommencer l'expérience l'année prochaine. Alors, on recommencera...
Pour couper court à la nostalgie qui nous avait envahies, ta tata et moi sommes allées faire un tour de manège qui nous a bien secouées et décoiffées ; un bon moment de rigolade.
Hier soir, notre ami Jean-Luc est venu partager le repas avec nous ; il m'a amené un beau bouquet de fleurs dans les tons roses et une tarte aux pommes parce qu'il avait peur qu'il n'y ait pas assez à manger. Clin d'oeil taquin pour lui qui me lit...
Voilà encore un week-end qui a passé bien trop vite.
En cette période, je pense très souvent à toi, à ton frère et mes tripes font des noeuds...
Tu me manques...
Fred me manque...