Tu te rends compte, mon fils, on est déjà à plus de la moitié de la semaine de travail ; le temps passe à une vitesse folle. Tu dois bien rire quand je te dis ça parce que, d'après les bouquins que je lis, il n'y a pas de notion de temps là où tu es maintenant.
Je rentre de mes 3 heures de boulot à la clinique vétérinaire et il fait déjà trop chaud pour travailler (21° sous la tonnelle) : j'ai fait les vitres, le repassage, les sols pour lesquels j'approfondirai le nettoyage samedi midi,... Mais je n'ai même pas essayé d'enlever la poussière sur les meubles car, devine ce qu'ils font ! ils ont cassé un mur (ouais, ouais, ça ne me lâche pas) et ce matin, l'électricien creusait les tranchées pour encastrer les cables électriques. Pffff.....
Mardi après-midi, je suis allée chez la psy à qui j'ai parlé de l'épopée à Carcassonne ; j'avais le sourire en racontant et elle m'a demandé pourquoi je le prenais comme ça. "Puis-je vivre quelque chose de pire que ce que j'ai vécu auprès de Fabien et de pire que ce que je vis depuis son départ ?". En fait, je lui ai répété cette question que m'avait posée le guérisseur la veille, question qui m'a aidée à relativiser le problème que j'ai maintenant avec ton frère. Je vais retourner le voir, ce magnétiseur, parce que depuis lundi, je me sens beaucoup mieux dans ma tête qu'il a libérée de pas mal de tensions.
En sortant de chez elle, ton papa de coeur m'a emmenée au cimetière pour que je dépose, sur le monument, un pot d'épine du Christ que t'offre Monique, sa soeur...
Et puis, à 18h, direction la clinique vétérinaire ; ton papa de coeur en a profité pour rendre visite à notre nièce Nathalie qui a de gros problèmes de santé (polyarthrite). L'année dernière, j'avais donné à Nathalie un pied de muguet que t'avaient offert ta tata Evelyne et ton tonton Didier pour le 1er mai et ce, afin qu'elle le plante en pleine terre dans son jardin. Et bien, elle a donné à ton papa de coeur les deux brins de muguet que ce pied a donné pour que je les mette sur le monument. De peur qu'ils s'envolent en cas de mistral, j'ai préféré les mettre sur le rebord de la cheminée, sous ta photo et à côté de la bougie que j'allume pour toi le soir...
Hier, ton papa de coeur est rentré du boulot avec une pile de journaux ; il fallait chercher un article le concernant paru pendant notre absence ; le voilà...
Puis, il est allé à la salle de sport qu'il avait délaissée depuis presque deux mois à cause des travaux à la maison et des congés ; les adhérents présents l'ont chaleureusement accueilli.
Après sa douche, il m'a encore menée au cimetière (pourquoi ai-je besoin d'aller là-bas alors que je sais que tu n'y es pas ?) et j'ai vu que ta tatie Bernadette a déposé un pot de petites marguerites ; c'est très joli.
Avant que je parte au boulot, ton tonton Hervé m'a appelée pour prendre de mes nouvelles.
Je n'ai pas l'intention de me laisser aller et pour continuer à me changer les idées, on a invité Bernadette, Elie, Marie-Hélène et Georges à manger les brochettes samedi soir. Premières brochettes de l'année : ça sent bon le beau temps.
Et puis, avec ton papa de coeur, on va préparer un petit itinéraire pour notre semaine de congés en mai ; on ne va penser qu'à nous, enfin presque puisque j'irai voir, comme prévu, mes cops Kikie et Patinette. On ira aussi au zoo de Thoiry. Bref, à suivre...