Ton papa de coeur est au travail, mon fils ; il doit être en train de distribuer les repas que ses clients lui ont commandés pour le réveillon. Pour cela, il a travaillé hier non stop pendant 10 heures. Tu crois qu'il arrivera à la prendre, sa retraite ?
Et moi, je devrais y être aussi, au boulot, mais là, tout de suite, j'ai les nerfs. A 16h, ma collègue m'appelle pour me dire "tu peux venir, le dernier rendez-vous est là". Pleine de courage, j'enfile mon manteau et vais braver le vent glacial qui souffle (de 15° hier, on est passés à 2 ou 3) : ben oui, je n'ai pas de chauffeur pour me mener en voiture ce jour. J'arrive à la clinique ; mon patron et ma patronne sont à l'accueil, ainsi qu'une cliente. Mon patron, de méchante humeur apparemment, m'agresse "vous n'avez pas des courses à faire ? je vous aurais appelée moi-même quand ma journée était terminée !". A mon avis, un règlement de comptes entre patron et patronne mais bon... qu'y puis-je ? Ni une ni deux, j'ai fait demi-tour droite et suis rentrée à la maison. Une demi-heure après, j'appelle ma collègue pour lui demander de vider les poubelles car je n'y retournerai pas ce soir. "Mais y'a tout le chenil à nettoyer !". Alors, là, Fab, je vais être malpolie mais "j'en ai rien à foutre", lui ai-je répondu. Qui vivra verra mais je ne suis pas une girouette. Et puis bon, c'est pas le jour à m'emm.....
Bon, je me calme pour te dire qu'en début d'après-midi, nous avons fait un saut au cimetière. Sur ton monument, nous avons vu une composition de roses très certainement déposée par ta tatie et ton tonton de coeur et un pot tout mignon contenant un bégonia et des décorations scintillantes avec une petite carte de ta soeur de coeur "Une pensée pour toi. Tu es toujours dans nos coeurs. On t'aime".
Demain, ça fera deux ans que j'ai créé ce blog pour te parler, mon fils. C'était le premier Noël sans toi. Cette année, c'est le troisième Noël sans toi...