Il y a une semaine que nous sommes rentrés avec ta mamie mais ce n'est pas facile de trouver un moment où je serai sure de ne pas être dérangée pour venir te parler ; je profite que ta mamie soit devant ses feuilletons à rebondissement style les feux de l'amour qui passe le matin sur la 2.
Vendredi soir, nous avons eu à table Noëlle et Lucien avec qui nous partirons une semaine début Août à Paris (encore un projet dont j'avais oublié de te parler), ainsi que Fernande et André (le frère de Noëlle), petit groupe avec qui nous étions partis au Puy du Fou l'année dernière.
Le week-end a été calme et nous l'avons passé à la maison, ta mamie et moi. Ton papa de coeur travaillait dimanche matin et l'après-midi, il est parti avec Lucien faire une longue balade en moto : il s'est régalé.
A son retour du boulot hier midi, nous sommes allés voter pour les municipales ; j'ai pensé à toi qui n'aurais pas manqué de nous accompagner et je sais même pour qui tu aurais voté. Mais bon, tout ça doit te paraître bien ridicule de là où tu es maintenant.
Lundi soir prochain, je serai officiellement à la retraite : yeeeeeees ! J'aurais tant voulu que tu sois là et que tu m'aides à préparer la fête qui réunira la famille et les amis dont ceux de la clinique vétérinaire.
Durant la semaine dernière, je suis retournée voir l'acupuncteur et le psy à qui j'ai demandé de m'aider à arrêter les antidépresseurs ; je continuerai à le voir pour cette transition période médicaments/sevrage/période sans médicaments. Et puis, ça me fait du bien de parler avec lui et de lui dire mes ressentis sur n'importe quel sujet que ce soit. Il a toujours à me donner un avis extérieur qui me fait réfléchir. Il m'a fait rire quand je l'ai quitté en lui disant qu'on se reverrait le jour officiel de ma retraite ; dommage que l'on se voit le matin, m'a-t-il dit, sinon je vous aurais offert le champagne.
Et puis, entretemps, j'ai revu mon chef préféré à qui j'ai dit que je n'avais pas envie de voir une certaine personne à la clinique vétérinaire pour régulariser les papiers de mon départ à la retraite ; il va faire son possible pour être là-bas ce jour-là. Pour moi, la clinique, c'est une page fermée dans mon existence.
Je vais conclure, mon ange, car j'entends ta mamie bouger ; ses feuilletons ont dû prendre fin et je m'attends à la voir rejoindre la chambre d'amis où se trouve l'ordinateur.
Je t'aime et j'attends patiemment le moment où je pourrai de nouveau être avec toi.