Je ne suis pas venue te parler ici hier, mon fils, parce que la journée a été sans surprise particulière. Deux soirées que nous passons sur le canapé devant la télé, ton papa de coeur et moi.
La famille villeurbannaise m'a téléphoné ce midi pour me dire qu'ils arriveront chez nous dans la soirée : tant mieux, on n'aura pas eu le temps de trop nous rappeler le vide que tu as laissé dans nos journées et nos soirées, bref dans nos vies, depuis que tu es parti dans l'autre monde.
Je crois que la rentrée de septembre va être très éprouvante pour ton papa de coeur et moi : tout le monde sera rentré chez lui pour la reprise du travail et en plus, le 3 septembre, ça fera un an pile que l'on ne te voit plus, que l'on ne t'entend plus...
Ouf, ouf, parlons d'autre chose, mon fils.
Hier soir, j'ai eu un coup de fil de ton frère ; il a déjà eu son planning de boulot pour le mois d'août, planning encore bien chargé donc pas de descente chez nous. Bisous, mon grand, si tu me lis.
Et j'ai reçu les photos de ton petit neveu, Alex :
avec sa maman (ta cousine Léa)
avec son papa (Grégory)
Aujourd'hui, il fait toujours chaud mais le vent souffle en rafales ; peut-être soufflera-t-il assez fort un jour pour que je m'envole vers ce monde merveilleux où tu es maintenant ! Remarque que, vu le nombre de glaces que je mange en ce moment, il faudrait vraiment qu'il souffle très fort ! Mais oui, mon fils, je t'entends me dire que je ne suis toujours pas finie. Je t'adore.