Ben, mon fils, ça nous fait bizarre de nous retrouver tous les deux, ton papa de coeur et moi. Il faut s'y réhabituer après toute l'animation qu'il y a eue ces dernières semaines.
Je t'avais dit que ta mamie devait passer un scanner ; mercredi matin, j'ai attendu l'appel de la clinique en vain ; à 14h, le voilà quand même. Il faut se rendre là-bas de suite. Et là, on a patienté et patienté et patienté avant et après l'examen. On est ressorti il était presque 18h. Mais bon, les résultats sont tout à fait normaux et c'est le principal ; saura-t-on un jour ce dont a souffert ta mamie ?
Jeudi après-midi, on a donc pu aller au rendez-vous que j'avais pris pour elle et pour moi chez la pédicure. Alors que j'étais assise sur son fauteuil et qu'elle me coupait les ongles, mes pensées ont volé vers toi. Cette pédicure, je l'avais faite venir chez toi peu de temps après la découverte de ton deuxième cancer car tu souffrais des pieds ; je me souviens encore de ton expression de soulagement après les soins qu'elle t'avait prodigués. Et moi, j'étais heureuse de te voir ainsi.
Jeudi dans la soirée, coup de fil de mon patron vétérinaire toujours en congés qui me sollicite pour aller chez lui le lendemain matin ; il a repeint son grand salon et les sols et baies vitrées sont à nettoyer avant de remettre les meubles en place. OK pour 2 heures chez lui après lesquelles je file directement chez le comptable comme chaque semaine.
Une course contre la montre pour rentrer à la maison avant midi puisque ta tata Evelyne et ton tonton Didier viennent passer le week-end et récupérer ta mamie.
Samedi matin, séance de coiffeuse à domicile pour les 3 femmes, dont moi. Et samedi soir, départ pour la ferme auberge du Mas des Vertes Rives en compagnie de ta tata, ton tonton, ta mamie, Jacques, Viviane, Elie, Bernadette et son frère. Le menu à thème du jour : l'oie dans tous ses états. Un régal qui a fait l'unanimité.
Ton papa de coeur a peu dormi puisqu'il bossait dimanche matin ; après le repas du midi et un petit moment de détente sur les canapés, nos visiteurs ont repris la route et moi, je suis allée faire le ménage que je n'avais pas fait samedi midi à la clinique vétérinaire.
Et je ne vais pas tarder à retourner là-bas puisqu'une nouvelle semaine recommence.
C'est fou ce que le temps passe vite ; il y a quelques années, je disais cela en parlant du week-end mais maintenant, je dis cela en parlant des semaines aussi. Pas grave puisque ça me rapproche de plus en plus du moment où je vais te revoir.
Je t'aime, mon coeur.