Et oui, hier, c'était la Saint Monique. Tu m'imagines en sainte, mon fils ? Beaucoup de monde m'a souhaité une bonne fête et je les en remercie. Ta tata Isabelle et ton tonton Hervé sont allés jusqu'à m'envoyer un beau bouquet de fleurs, les coquins. Quoi ? Qu'est-ce que tu dis ? J'ai pas compris...
Vue de dessus
Cet après-midi, ta tata Evelyne et ton tonton Didier sont passés nous faire un coucou avant de reprendre la route vers Lyon ; leurs vacances sont finies. Ils ont mis presque 4 heures là où on met en général un peu plus de 2 heures pour aller chez eux (beaucoup de monde et des bouchons).
Hier après-midi, ils sont allés remettre au cimetière la composition de fleurs artificielles qu'ils t'avaient offerte en fin d'année dernière après avoir fait changer les fleurs qu'ils trouvaient défraîchies ; et en même temps, ils en ont profité pour mettre une composition de plantes fraîches. Quoi ? Qu'est-ce que tu dis ? Ah oui, cette fois, j'ai compris. Tu dis "encore des salades !". C'est vrai que bientôt on ne va plus voir la couleur de la dalle.
Lundi matin, j'irai avec ta tatie de coeur nettoyer la dalle ; je ne te raconte pas le travail qu'on va avoir à tout déplacer...
Et puis, lundi soir, j'irai travailler ; après ça, huit jours de congés pendant lesquels on va certainement partir quelques jours à la montagne si les nièces et la soeur de ton papa de coeur nous confient la clé de leur appartement. Je vais chercher la fraîcheur et me sauver de la maison pour la date du 3 septembre ; ça ne changera rien, je le sais, mais je t'ai fait une promesse : vivre et foncer en attendant de te retrouver.
Ce 3 septembre ne sera que la commémoration du jour le plus douloureux de ma vie ; le saint qui sera fêté ce jour là ? Grégoire. Un signe, Fab ?