Oh, mon fils, c'est sur qu'on t'aurait entendu râler ces jours-ci. Hier matin, quand on s'est levés, c'était tout blanc : par terre, sur les toits... Mais quand on a voulu marcher sur cette blancheur, on a entendu crisser très fort : en fait, pas de neige poudreuse mais toute congelée. La patinoire sur la route... et le cadran dans la voiture affichait - 5°. Dans la matinée, c'est un vent glacial qui s'est remis à souffler, ce qui ne m'a pas empêché de nettoyer les baies vitrées extérieures chez mon patron : en bougeant, on se réchauffe...
Quand ton papa de coeur est venue me chercher au domicile de mon patron à midi, nous sommes allés directement au cimetière ; les fleurs sur ton monument étaient pleines de givre que je me suis empressée de faire tomber afin que les feuilles ne soient pas brûlées. Quand ta mamie est partie, elle m'a laissé des sous pour que j'achète quelque chose à déposer sur le monument ; le temps étant au gel, je vais aller choisir une petite plaque qui ne craindra ni le froid ni le chaud.
Dans cette même nuit de mardi à mercredi, mes yeux se sont grands ouverts sans que je sache pourquoi ; je n'ai aucun souvenir du "rêve" que je faisais alors ; j'ai regardé l'heure : il était 3h 33 minutes pile du matin. 3 chiffres 3 ? Et tu es parti pour le monde invisible un 3... quelle coïncidence ! diront ceux qui ne croient pas en un après.
Et puis, j'ai oublié de mettre la photo du bon gâteau au chocolat auquel Elodie et moi avons eu droit pour notre anniversaire...
Hier soir, ton tonton Hervé m'a fait parvenir des photos de toi prises en janvier 2008 chez eux ; ça faisait une quinzaine de jours que tu avais appris qu'un deuxième cancer commençait ses ravages dans ton corps.
Une autre chanson que j'écoute régulièrement sur ton MP3 qui ne me quitte pas...