17 mois aujourd'hui, mon bébé ; 17 mois à "ramer" sur cette terre pour avancer sans te voir, sans entendre tes rires ou tes râleries.
Des fois, quand la douleur est trop forte, je m'acharne à t'imaginer vivant au loin sur cette terre ; mais non, je retombe systématiquement dans la réalité : tu vis bien ailleurs mais pas sur cette terre.
Tu viens de temps en temps me rendre visite parce qu'encore une fois, dans la nuit de dimanche à lundi, mes yeux se sont grand ouverts et il était 3h31 à mon réveil ; pourquoi le 1 ? Les 3 pour que je pense de suite à toi mais aussi le 1 peut-être pour que je pense à ta cousine Annie qui t'a précédé un premier du mois de juillet 2007. Et on était le 1er février quand je me suis réveillée ainsi.
Ce matin, je suis allée travailler au domicile de mon patron ; son comptable, qui dîne régulièrement chez lui, lui demande si j'accepterais d'aller faire du ménage chez lui : 2 heures par semaine dans l'immédiat et à 200m de chez nous. Pourquoi pas ? Je vais l'appeler entre midi et 14h pour une rencontre et voir si on fait affaire.
Ton papa de coeur n'est pas très enthousiaste mais bon, me bouger autant m'aide à fuir devant le trop de pensées douloureuses qui me taraudent dès que je suis au repos. Pour l'instant, c'est Ma solution... parce que je ne veux pas retourner voir le généraliste et retomber dans le piège des antidépresseurs. Il faut que j'assume et cela, jusqu'au jour d'aller te rejoindre.
Si tu savais, mon fils,... mais tu sais puisque tu lis mes pensées.
Il faut compenser l'absence par le souvenir.
La mémoire est le miroir où nous regardons les absents.