Ce soir, vers 19 heures, ça fera deux ans et demi que tu es parti pour le monde dans lequel la souffrance n'existe pas. Et moi, je suis restée dans celui où la souffrance s'est amplifiée pour tous ceux qui te fréquentaient et qui t'aimaient. Cette souffrance, nous la traînerons tout le reste de cette vie au bout de laquelle nous te retrouverons.
Ton tonton Didier est rentré chez lui hier matin. La bouteille d'oxygène l'y attendait et il doit rester branché tout le temps jusqu'à son départ en centre de traitement de l'insuffisance respiratoire le jeudi 10 mars et ce, pour une durée de 3 semaines. On croise les doigts très fort pour que son état s'améliore là-bas afin qu'il se sente bien et qu'on puisse mettre en pratique les projets que nous avions faits.
Faire une croisière, par exemple. J'y crois, j'y crois à l'amélioration de son état et je vais commencer à en chercher une, tiens.
Ton papa de coeur vient de rentrer de la salle de sports ; on va aller faire quelques courses et, si on en a le temps, aller à la recherche d'un nouveau lave-vaisselle : ras le bol de celui que nous avons et qui crée des courts-circuits.
Je continue à recevoir tes petits signes, mon fils, et je t'en remercie.