Deuxième année que la fête des mamans se passera sans que tu puisses me la souhaiter.... à moins que... un petit signe ? Je vais guetter, bien sûr, puisque je suis plus que jamais ta maman, votre maman à toi et à ton frère. Ton papa de coeur savait que j'aurai le blues ce jour-là et a donc demandé à un de ses employés d'assurer le dimanche matin à sa place au magasin. Il m'emmènera manger quelque part et nous irons certainement au cinéma pour me changer les idées. Tu vois, mon fils, il est toujours le même : le coeur sur la main.
Bernadette, Elie, Marie-Hélène et Georges sont partis il y a peu de temps. Nous avons passé une bonne soirée et, après le repas, nous leur avons montré les photos prises au cours de nos dernières vacances. J'avais d'ailleurs dit que je t'en mettrai quelques-unes ici ; alors, voilà...
La cathédrale de Bourges
Cette semaine a été chargée en travail, pour moi mais surtout pour ton papa de coeur. Jeudi matin, j'ai accueilli une cliente à la clinique vétérinaire car l'assistante n'était pas encore arrivée. Elle me demande "C'est vous qui entretenez cette clinique ?" - "Oui" - "Et bien, je tiens à vous féliciter parce qu'elle est impeccablement entretenue ; auparavant, j'allais chez XXX (pas de pub) à Carpentras et vu l'état de la salle d'attente, j'avais des doutes sur l'hygiène de la salle d'opération. Une urgence m'a menée un week-end ici et je continue à y venir pour la propreté entre autres." : ça fait plaisir d'entendre ça, non, Fab ? Moi, ça m'a mise en forme pour la journée parce qu'à force de faire toujours les mêmes choses, on a des doutes sur leur utilité. Et puis autant, je demande un pourcentage sur le chiffre d'affaires. Allez, tu vas me dire que je ne suis pas tout à fait finie. T'as raison, mon fils.
Je voulais aussi te parler de la maman de ma cop Patricia ; l'oncologue a dit que ses jours sont comptés et que, si malgré tout son corps tient encore le coup un certain temps, il faut prévoir un placement dans un service de soins palliatifs. Aide-là, mon fils, à passer cette porte vers l'autre monde et fais-lui voir que tout ne s'arrête pas avec la mort du corps physique. Je te la confie, mon fils.
Et je t'écoute, je t'écoute...