Il est 15h45 et je ne suis pas au travail, mon fils. Ce matin à 7h, je suis allée faire le ménage au domicile de mon patron vétérinaire et dans la foulée, je suis allée faire la même chose au domicile de son comptable. Comme ça, je suis restée à la maison avec la clim en début d'après-midi ; ouf... y'avait quand même 37° sous la tonnelle.
La météo nous annonce de la pluie pour demain et dimanche ; je ne pense pas que tout le monde sera ravi mais il y en aura au moins une. Si ton papa de coeur est en forme dimanche après-midi, on ira peut-être au cinéma.
Ce midi, j'ai parcouru, comme chaque jour, les blogs de mes ami(e)s internautes ; quand je suis arrivée sur celui d'Hélène, j'ai vu un long texte que je me suis mise à lire ; au fur et à mesure de ma lecture, je sentais ma gorge se serrer tant son texte me rappelait ce que j'ai vécu auprès de toi pendant les derniers mois de ta courte vie. Va voir...
Juste après la lecture et à chaud, j'ai commenté par "ton texte m'a trop... bouleversée".
Peu de temps après, Hélène est venue sur ton blog pour me demander pardon de m'avoir bouleversée. Pardon pourquoi ? Je n'ai rien à pardonner à Hélène puisque son texte, c'est du vrai, du vécu par son "grand-frère", puis par toi et tant d'autres. Et puis, il fait aussi prendre conscience que, quand on a la santé, on possède la plus grande richesse au monde ; le reste n'est que broutille.
Alors, Hélène, continue...
Ce matin, mon fils, l'orchidée que j'ai depuis plus de deux ans a enfin ouvert une fleur ; l'année dernière, les boutons étaient tombés sans s'ouvrir. Regarde...
Je vais voir si je peux donner un coup de main à ton papa de coeur ; ce soir, nous avons à table ses nièces et neveux et il prépare le repas après une journée de boulot non stop.
Et après, j'irai travailler à la clinique vétérinaire.
Je t'aime, mon fils.