Je ne t'ai sûrement pas oublié hier mais dure journée : eh oui, c'était la reprise du travail à 7 heures du matin ; ton papa de coeur avait repris la veille et m'avait dit "tu vas voir, c'est pas facile de se remettre dans le bain après le week-end qu'on a passé". Il avait bien raison surtout que du ménage à faire chez le vétérinaire, j'en ai trouvé. Hier soir, j'ai quitté il était 21 heures passées car il m'a fallu refaire les sols au moins quatre fois pour qu'ils arrêtent de "péguer". En rentrant, je me suis douchée, j'ai grignoté et, comme je m'endormais devant la télé (ça alors !), je me suis couchée à même pas 23 heures et j'ai plongé de suite dans le sommeil.
Ce matin, le blues et l'angoisse qui montent de plus en plus à l'approche de ce dimanche 7 juin, jour de la Saint Gilbert, de l'anniversaire d'Irène mais aussi jour de la fête des mamans que tu ne viendras pas me souhaiter comme chaque année. Eh oui, je te voyais arriver à la maison avec un bouquet ou un panier de fleurs que tu me tendais timidement en me disant "c'est pour toi" ; j'en profitais pour t'embrasser parce que tu étais très réservé et que les bisous n'étaient pas ton fort (je t'en ai donné et donné pendant les derniers mois de ta vie et tu ne me "repoussais" plus ; tu avais mis ta pudeur de côté). Sais-tu maintenant à quel point je t'aimais et je t'aime encore, mon fils ? Ma gorge se serre, les larmes coulent, le dimanche se prépare... Et puis, j'en ai un peu marre aussi de toujours dire que ça va bien alors qu'au fond de moi ça ne va pas bien, de faire comme si je surmonte facile ton départ de ce monde... Il faut bien que de temps en temps je vide le trop plein de larmes que j'accumule en moi pour ne pas gêner les autres...
TU ME MANQUES, MON FILS