Oui, mon fils, encore un lundi... une semaine qui recommence avec son lot de routine mais bon, c'est la vie, dirais-tu.
Samedi, on a passé une super bonne soirée chez Viviane et Jacques ; on a bien mangé mais aussi bien rigolé. On s'est quand même couchés à 3 heures du matin, ce qui fait que dimanche, j'ai plané et flemmardé. Ton papa de coeur a été plus courageux puisqu'il s'est levé pour aller à la chasse. Il aurait aimé y retourner l'après-midi mais le temps n'a pas été sympa avec lui puisqu'il a plu. Il m'a dit être super bien dans les nouvelles chaussures que je lui ai achetées pour ce "sport" : chaudes et imperméables.
Cet après-midi, mon amie Viviane passe me chercher et nous irons ensemble à l'enterrement de la femme du vétérinaire Cyrille ; ça se fait à l'Isle sur la Sorgue. Si j'en ai l'occasion, j'allumerai une bougie pour toi et une autre pour ta cousine Annie.
Le petit Nolann va de moins en moins bien et sa maman met son blog en pause à cause d'une personne complètement tarée (c'était ton mot pour désigner quelqu'un de déséquilibré psychologiquement) qui se fait appeler Vincent. On ne pourra donc plus avoir de nouvelles régulièrement et envoyer nos petits mots d'encouragement à Nolann et à sa famille. Mais bon, toute méchanceté étant punie un jour ou l'autre, ce "Vincent" sera justement récompensé de la sienne.
Samedi, j'ai reçu le camescope dans lequel j'ai investi en vue de filmer lors de notre croisière, puis de notre virée à Disneyland, puis de notre séjour en Dordogne... bref, ce camescope ne sera pas au chômage. Je regrette beaucoup de ne pas en avoir eu un pour filmer lors de nos sorties en famille auxquelles tu participais.
Mais je te vois toujours dans ma mémoire ; quand je pars travailler, je regarde la fenêtre de ta maison (c'est une dame âgée qui y habite maintenant) et je te vois écarter le rideau et me faire un petit coucou de la main, cette main que tu balances de gauche à droite et de droite à gauche. Tu faisais ce même signe quand je te laissais une nuit avec Bernadette à l'hôpital.
Nostalgie, nostalgie...
Je vais me bouger, mon fils, car la cheminée à vider et le repassage m'attendent.