Voilà, mon fils, ton tonton Didier et ta tata Evelyne viennent de repartir avec ta mamie après avoir passé une semaine chez ton cousin, leur fils Olivier.
La maison est de nouveau vide et je viens t'écrire ce petit mot car je ne voulais pas squatter la chambre où dormait ta mamie ; je me suis donc faite un peu rare sur l'ordinateur.
Je tiens cependant à te dire merci, merci et encore merci d'être là pour m'aider à avancer. Ben oui, jeudi soir, alors que j'avais le manteau et le sac en mains et que j'effectuais les dernières vérifications avant de fermer la clinique vétérinaire, ton papa de coeur a baissé la vitre de la voiture pour que j'entende la chanson qui venait de se déclencher sur Nostalgie : somewhere over the rainbow. Depuis qu'il fait des trajets en voiture, c'est la première fois qu'il l'entendait sur cette fréquence-là. Vendredi soir, même topo une demi-heure plus tard que la veille et alors que l'autoradio était branché sur NRJ : là aussi, j'étais prête à partir quand la chanson s'est déclenchée.
Et puis, tous ces 3 qui continuent à rythmer mes jours et mes nuits...
Tu es là, j'en suis sure. Je donnerais tout pour pouvoir te voir, te toucher, t'entendre, te voir sourire, te voir rire...
J'ai reçu les documents pour notre croisière et ça y est, je commence à réaliser dans ma tête que le départ est proche. D'un côté, je suis contente parce que je pense que cette échappée va nous faire du bien, à moi comme à ton papa de coeur. D'un autre, ça me fait drôle de partir alors que toi... Mais ça me fait ça à chaque fois que je quitte la maison depuis ton départ pour l'autre monde. Quand je m'absente pour plusieurs jours, j'ai la désagréable sensation de t'abandonner.
Je vais être bien bousculée au niveau travail la semaine prochaine. Tu ne m'en voudras pas si mes passages ici sont plus espacés ou plus brefs ?
Je ne vais pas tarder à aller à la clinique vétérinaire ; pas d'arrêt ce week-end puisque c'est la garde. Donc, demain soir, je travaille aussi. Pffff....