Il y a bien longtemps que je ne suis pas venue te parler ici, mon fils ; beaucoup de remue-ménage avant notre départ pour Paris et pas facile puisque ta mamie "squattait" la chambre dans laquelle il y a mon ordinateur. Mais bon, j'ai donc plein de choses à te dire et à te montrer aujourd'hui.
Je m'étais arrêtée au week-end pendant lequel nous avons reçu la visite des villeurbannais. Le lendemain, 27 août, jour de la Sainte Monique, est né, à 15h33 (tiens, encore des 3 !), ton deuxième petit cousin et deuxième arrière petit fils de ta mamie ; il se prénomme Lucas.
Le mercredi soir, nous sommes allés, ta mamie et nous, en compagnie de Bernadette, Elie, Marie-Hélène et Georges, au restaurant chinois d'Orange ; gloups, Sophie, ma chère diététicienne.
Et puis, en fin de semaine, il m'a fallu préparer les valises pour notre départ à Paris avec une halte à Auxerre pour y déposer ta mamie. Ton papa de coeur me propose d'aller manger un morceau aux alentours le samedi soir pour ne pas remettre en désordre la maison ; pas eu le loisir de dire oui après réflexion puisque le téléphone sonne et j'entends au bout du fil Noëlle, la femme de Lucien, prof de peinture de ton papa de coeur. Ils veulent passer nous voir pour nous porter une invitation à l'anniversaire de leur fille prévu le 27 octobre. Du coup, ils proposent de se joindre à nous pour le repas de samedi soir et nous nous retrouvons donc dans notre ferme auberge préférée à manger la pintade à la sarriette (un délice).
Le dimanche matin, nous sommes tôt sur le pied de guerre pour prendre la route en direction d'Auxerre ; on commence le trajet par les routes nationales pour éviter le rush sur l'autoroute ; on fait une halte vers midi dans un Buffalo Grill et comme le frigo de ta mamie est vide, nous mangeons le soir même à Hippopotamus. Le lendemain matin, nous l'emmenons faire des courses pour son ravitaillement et le midi, ma marraine nous rejoint pour aller manger ensemble à Buffalo Grill.
Dans la soirée, le terrible 3 septembre jour "anniversaire" de ton départ pour le monde meilleur, nous arrivons à notre hôtel où nous serons très bien accueillis et logés. Question nourriture, tout se passe au restaurant pendant encore six jours. Regloups.
Mardi matin, nous nous levons de bonne heure pour aller saluer nièces, neveux et leurs amis avant leur embarquement à Roissy direction le Canada.
Le reste de notre séjour a été fait de balades (les Galeries Lafayette, l'immense centre commercial Val d'Europe, le quartier latin, le château de Chantilly, la Tour Eiffel...) et puis d'un repas spectacle au Lido sur les Champs Elysées.
Mais ce qui m'a le plus émue et remplie de bonheur, ça a été les deux rencontres avec ton frère ; on a pu se promener et manger avec lui, et puis parler de tout et de rien. Le summum, c'est quand il m'a dit qu'il serait certainement présent pour fêter avec moi mon passage chez les sexagénaires. J'attends donc ce moment avec impatience. Les gens qui me lisent vont penser que je suis folle de vouloir, contrairement à tout le monde, vieillir mais bon, je vis pour les rencontres avec ton frère et pour arriver au but de te revoir un jour. Ce qui arrive entretemps, c'est du bonus qui m'aide à continuer un peu mieux la route.
Ce matin, ton papa de coeur a fait l'ouverture de la chasse avec son ami Georges ; il vient juste d'y retourner.
Depuis que nous sommes rentrés hier dans la soirée, je m'occupe du linge à laver qui sera à repasser demain avant de reprendre le collier à la clinique vétérinaire. On retrouve la routine sans ton frère qui habite bien loin et sans toi qui nous a quittés pour encore plus loin et plus longtemps.
Secoue-moi, secoue-moi !
Et puis, mardi, nous irons chercher la composition de fleurs que j'ai commandée pour ton anniversaire et que nous porterons sur ton monument ; tu aurais eu 29 ans ce 11 septembre.
Je t'aime... je vous aime, mes fils.