On est rentrés à la maison, mon fils, depuis hier en début d'après-midi.
Tu le sais, on est allés dans le Nord, pas longtemps puisqu'on a été sur place deux jours et demi mais bon... ça m'a changé les idées en cette période de début septembre que je redoute chaque année.
En y allant, on a fort pensé à toi parce qu'on t'imaginait dire à ton papa de coeur "mais, t'es pas un peu fou d'aller là-bas ? c'est le Noooooooord". Et puis, on venait depuis peu de passer le panneau qui annonce qu'on entre dans le NORD qu'une forte averse nous est tombée dessus (idem que dans le film Bienvenue chez les chtis). Et là, on t'a imaginé quand tu me disais "t'es vraiment pas tout à fait finie".
J'étais mieux au niveau température extérieure : entre 10 et 12° de moins qu'ici... le top, quoi !
Avec ma tante Monique, on est allés jusqu'en Belgique, puis, le lendemain, on a visité Lille et on a bien sûr mangé des moules/frites accompagnées des 33 cl de bière chtie.
Mercredi, dernier jour sur place, on s'est rendus dans un centre historique minier près de Douai où une guide nous a expliqué les conditions de travail des mineurs qui commençaient à travailler à l'âge de 14 ans. Un petit sourire en lisant, à la sortie, le dernier commentaire du livre d'or "je ne me plaindrai jamais plus de mes conditions de travail".
Jeudi, retour chez ta mamie et un coucou à ma marraine.
Tout ça a passé à vitesse grand V mais m'a évité d'être à la maison ce fameux 8 septembre, jour où, il y a 3 ans, on disait au revoir à jamais à ton enveloppe physique. A l'époque, j'étais zombie. Je ne réalisais pas que je ne te verrais plus et longtemps après, j'attendais encore que tu passes la porte de la maison.
Ce matin, on est allés chercher le gâteau de fleurs que j'avais commandé avant notre départ ; j'irai le déposer sur ton monument demain matin puisque tu aurais dû avoir 28 ans sur cette terre, avec ta tatie de coeur.
Et ce soir, on va chez Viviane et Jacques pour la soirée moules/frites ; on m'a prêté de quoi me déguiser... ben oui, ton tonton Didier a fait l'armée dans la marine. Je ferai des photos.
En début de semaine prochaine, je viendrai te raconter la soirée et la journée du dimanche qui va être chargée, elle aussi. Mais ta mamie va nous suivre...
Je vis pour toi, mon fils, et je vis pour te faire vivre. Ne t'inquiète pas, on ne t'oublie pas, preuve en est le monument qui t'est dédié et sur lequel on ne sait plus où mettre de nouvelles fleurs.