Lundi soir, notre ami Jean-Luc nous a envoyé un mail pour nous dire être parti en urgence sur Paris. Son frère, chez qui il a passé quelques jours début juin, est décédé d'une crise cardiaque à l'âge de 58 ans. Accueille le près de toi, mon fils, et protège sa femme, ses trois enfants et sa petite fille.
Hier matin, je me prépare pour partir au boulot. Ton papa de coeur, qui part une demi-heure avant moi, me dit au revoir. Je l'entends revenir et me dire "devine ce qui est dans la cour ?". Je vois dans ses mains une tourterelle. Il y a plus de 10 ans que nous habitons là et jamais ça n'était arrivé. Je suis convaincue, mon fils, que c'est toi qui nous l'a envoyée pour nous délivrer un message d'amour. Merci. Nous aussi, on t'aime.
Et puis, l'après-midi, ton papa de coeur va chercher ses amis Georges et Elie pour aller à Vaison la Romaine voir les armes et les munitions en prévision de la saison de chasse qui approche. Et bien, quand il allume la radio au départ, il entend une chanson qui le mène immédiatement vers toi : Ta main de Grégoire. Tu nous gâtes, mon fils.
Je ne t'en remercierai jamais assez ; sans tes signes, je serais certainement enfermée dans un asile ou je ne sais où même si je sais que l'on se reverra : l'absence est de plus en plus dure à vivre et c'est souvent que je pense à ta tata Evelyne et ton tonton Didier qui vivent le même cauchemar pour ta cousine Annie.
Mon amie Nadine est toujours en soins intensifs après son embolie pulmonaire ; les médecins décident d'un nouveau protocole de chimio qu'elle ne pourra recevoir qu'après avoir repris des forces. Outre la lecture de livres qui parlent de la vie après cette vie et tes signes, me donner pour les autres m'aide à ne pas sombrer dans la folie.
J'ai donc fait connaissance de nouvelles belles personnes ; aujourd'hui, Hélène (clique sur son nom pour aller sur son blog) a écrit un article dont je me permets de rapporter ici un passage parce qu'il m'a émue et parce qu'il fait aussi comprendre qu'il nous faut apprendre à relativiser les épreuves que nous trouvons sur notre route, ce qui nous aidera à vivre cette vie d'une manière plus sereine :
J'ai une pensée particulière pour Jacotte, Fabienne, Mamietitine et Monique la maman de Fabien qui ont toutes les quatre perdu ce qu'elles avaient de plus cher au monde ; quand on a dans ce monde des mamans que l'on connait, même en virtuel, et qui ont vécu cette souffrance qui jamais ne s'amenuisera avec le temps, alors on ne peut que se sentir bien petit et nos petits problèmes journaliers bien futiles!
Merci, Hélène, de remettre les choses à leur place.
Bon, je vais continuer à faire tourner machine de linge sur machine de linge car, si beaucoup de monde se plaint du mauvais temps (hein, mes cops ?), on a ici le soleil et la chaleur pour faire sécher rapidement. Là, je rigole mais tu sais, Fabien, que je rigole moins quand il s'agit d'aller faire le ménage avec des températures qui oscillent entre 35 et 40°.
Attends moi, mon fils.