Tu le sais, mon fils, hier a été un jour "sans". Pourquoi hier ? Aujourd'hui, je me bouscule.
Vendredi 13. Pour les gens superstitieux, c'est jour de chance ou de malheur, selon leur croyance. Moi, je me suis dit que c'est une date qui finit par un 3, que tu nous as fait passer un message en nous faisant prendre possession de la nouvelle voiture un 3 et que donc, tu veux peut-être que je vois autrement le 3 puisqu'il est la date de ton départ dans le monde invisible mais aussi la date du départ de ta nouvelle vie là-bas. Donc, vu comme ça et que les livres me disent que tu es heureux et sans souffrance, j'ai joué pour ce soir à l'Euromillion, mais j'ai aussi fait 3 grilles pour la super cagnotte ; l'une de ces grilles porte le 3 comme numéro chance. J'attends les résultats et j'arrête de me dire que je n'ai jamais eu de chance au jeu, contrairement à ma cop Kikie.
Je viens d'aller lire les nouvelles de mon amie Nadine qui nous sont données par son fiancé Jean-Marie puisque Nadine est toujours hospitalisée dans le service des soins intensifs ; lui n'a pas joué au loto malgré qu'il voit ce vendredi 13 comme jour de chance ; peu lui importe l'argent ; il n'a qu'un voeu : que sa fiancée Nadine recouvre rapidement la santé. Et, comme je le comprends ! J'aurais moi aussi tout donné, même prendre ta place, pour que ta vie sur cette terre soit belle et se finisse le plus tard possible d'une autre manière.
Ce matin, Hélène a écrit sur son blog un article qui m'a fait monter les larmes aux yeux :
Rien ne fait que la douleur de perdre un enfant s'amenuise, rien ne peut faire que le temps efface les souffrances dans le coeur de ces mamans douleurs, comme je les appelle.
Celui qui ose dire à une maman de laisser le temps au temps pour guérir ne peut qu'être sans coeur, je me suis toujours demandé comment je ferais si cela devait m'arriver, je me voyais devenir folle ou alors suivre mon enfant dans la tombe, mais j'ai appris que le courage d'une maman, est bien réel, dans la souffrance on met un enfant au monde et dans la souffrance on apprend à résister et à continuer de survivre quand le destin l'emporte.
Je suis allée sur les blogs de ces mamans hier et j'y ai vu des mots qui font mal, des mots adressés à leurs fils disparu bien trop tôt et en lisant ces mamans une fois de plus je me suis dit que nos petits problèmes journaliers, nos petites crises de mal-être devraient ne plus être, comment se plaindre devant tant de chagrin, nos petits aléas de la vie sont bien dérisoires face à tant de chagrin!
Nous avons un devoir envers ces mamans et ce devoir c'est de penser que nos petits aléas de la vie ne doivent plus nous mettre dans des états de déprime et de douleurs, alors je voudrais que tous ceux et celles qui ont un moment de mal-être pense à ces mamans aujourd'hui et leur fasse un petit coucou et un grand sourire d'espoir!
Fabienne, Mamietitine, Jacotte et Monique je pense à vous en écrivant ce texte en désirant démontrer que vos douleurs n'ont rien de comparable avec nos petits soucis quotidiens !
Je pense aussi aux malades, celle qui se battent pour leur vie, je pense à Nadine, à Lorette, à Isabelle, à Mel et toutes celles que je ne connais pas et là je vois que si on a la santé, alors on a le plus grand des trésors de ce monde! On ne doit pas se laisser aller au chagrin et à la souffrance de nos âmes et pour cela pensons peut-être un peu plus aux autres avant de pleurer sur nous-même pour des bagatelles!
Tu vois ma Fanette moi aussi je peux pousser un coup de gueule de temps en temps Hein?
Il faut vraiment que je trouve le "truc" pour pouvoir faire une liste de liens dans une colonne de mon blog car j'aimerais que ceux qui viennent sur ce blog puissent découvrir ceux des belles personnes que j'ai rencontrées.
Hier, je n'avais envie de rien mais ma coiffeuse à domicile était commandée depuis plusieurs jours ; et puis, ça m'a fait du bien de "changer de tête" : une bonne coupe, une couleur, des mèches, et le tour est joué. Ma tête n'a changé que d'allure car elle n'a rien perdu de ce qui est dedans. Et devine ce qui en occupe la plus grosse partie ? toi, bien sûr, et ton frère.
Ton tonton de coeur Elie est passé ce matin ; il a récupéré les poulets et les lapins que ton papa de coeur est allé chercher chez son fournisseur à l'aube. Et oui, demain soir, nous mangeons la paëlla faite maison chez lui. Il y aura encore du monde pour la partager avec nous. Du monde que tu connais et avec qui tu aurais sûrement aimé passer la soirée.
Et puis, peut-être irons-nous dimanche après-midi voir le film "l'apprenti sorcier" au cinéma ? Je sais que ça tente ton papa de coeur.
Va-t-il rentrer ce midi ? Il a un employé en congé et beaucoup de boulot. Deux choix : rentrer ce midi et repartir ensuite de 16h à 20h ou faire journée continue et rentrer vers 17h. A suivre... J'attends son coup de fil.