Je suis installée devant l'ordi mais avec le ventilateur qui me souffle dans la figure ; je n'en peux plus de cette chaleur. Et ton papa de coeur qui vient de sortir de la douche et qui me dit "ben, il ne fait pas de reste chaud". Est-ce moi ou lui l'être venu d'une autre planète ?
Il se fait beau car dans une demi-heure, une copine de peinture vient le chercher pour la soirée vernissage puis restaurant. Pendant ce temps-là, je vais au boulot. Remarque qu'il mérite de se détendre un peu car ce matin, il a embauché à 7 heures et a fait journée continue jusqu'à 16 heures.
Dimanche, tu iras au rugby avec lui. Un de ses patrons va attendre pour l'emmener voir le match. C'est bien car, après ces journées de travail de folie, il n'aura qu'à se laisser conduire. Mais bon, je doute qu'il rentre encore de bonne heure vu la distance, l'heure de fin du match et de la "troisième mi-temps".
Hier, j'ai trouvé le CD de Grégoire à Cultura et je l'ai encore écouté dans la voiture tout à l'heure sur le trajet pour aller au cimetière. J'ai aussi acheté ce qu'il fallait pour attacher les marques-places sur les verres à l'anniversaire de ta mamie : une épingle en bois sur laquelle j'ai collé un coeur en bois rouge décoré d'une coccinelle.
Ta tata Evelyne s'occupe des décorations florales pour la table ; elle m'a fait rire au téléphone quand je lui dis ne pas avoir trouvé les confettis en forme de 80 qu'elle veut parsemer sur la table et avoir pris à la place des ballons et des serpentins. "Ben, où va-t-on accrocher ça ?" me dit-elle alors que ce sont les confettis de remplacement qui sont de ces formes-là. Trop rigolote, non, Fab ? Toi aussi, tu aimais rire avec elle et je me souviens...
Et voilà, il me faut aller travailler. Une chanson que j'ai découverte ce matin... Un peu plus haut, un peu plus loin...
C'est moi qui te rejoindrai, mon fils. Sûr, je te retrouverai. Amour toujours.