Voilà, mon fils, nous sommes rentrés de congés et ce matin, ton papa de coeur et moi avons repris le boulot. Bouh, que c'est dur de reprendre le rythme ! En plus, je ne te raconte pas le travail que je vais avoir pour remettre propre la clinique vétérinaire. Les sols sont "pégueux", entre autres. Mais hors de question que je m'éternise ce soir à les nettoyer à fond parce que je ne louperai pas Dr House ; mon patron est déjà prévenu.
Ton monument au cimetière avait lui aussi bien besoin d'un coup de nettoyage après le vent et la pluie de la semaine ; j'ai fait le plus gros hier après-midi et tout à l'heure, nous irons refleurir les barquettes de côté avec des pourpiers de toutes les couleurs.
J'aurais pu venir ici hier mais je n'en avais pas la motivation : un gros coup de cafard et cette chaleur !!! Un sommeil hâché pendant les deux dernières nuits ; je me suis levée 3 ou 4 fois lors de chacune d'elle et donc, dur dur quand le réveil a sonné à 6 heures ce matin.
J'ai bien pensé à toi pendant notre séjour à plus de 500 kms de la maison et je trouve que les congés perdent à chaque fois un peu plus de saveur depuis que je sais que je ne te retrouverai pas au retour.
Bien sûr que je peux te dire que les paysages de la Dordogne sont beaux, que l'herbe y est verte, qu'on avait une super petite maison perdue au milieu de la nature pour se loger, qu'aucun bruit ne venait nous réveiller le matin, qu'on a fait de belles balades, que le foie gras, le confit de canard, l'omelette aux cèpes (on en a fait une cure, ton tonton Didier et moi), les pommes de terre sarladaises, bref tout était délicieux ; pour preuve, je rentre avec 2 kgs en plus. On a bénéficié d'un "beau" temps, pas trop chaud pour moi et on a eu de la pluie que le mardi ou certaines nuits. Le matin et le soir (la journée, on visitait), on avait la visite des lapins et des biches qui gambadaient dans les prés voisins. Bref, un très bon et reposant séjour à mon goût.
Voilà, je te l'ai dit mais je ne peux plus partager avec toi, te voir sourire, me taquiner, et tant d'autres choses...
J'ai bien aussi quelques photos pour illustrer ce que je te raconte :
Notre petite maison dans la prairie
Tu me manques, mon fils... tu nous manques... Rien ne sera jamais plus comme avant...