Et voilà, mon fils, je suis en congés depuis hier soir ; mais je ne le réalise pas encore.
Aujourd'hui, j'ai mis la touche finale au fameux diaporama ; et sais-tu combien de temps il dure ? Il dure 14 minutes et 53 secondes. Un hasard ?
Et puis, dimanche, c'était la fête des mamans. La veille au soir, je me suis branchée sur l'émission de Patrick Sabatier qui s'intitulait Chère maman. J'en ai râté le début et quand je me suis assise devant la télé, des inconnus dans la rue souhaitaient bonne fête à leurs mamans. Devine ce qui m'a fait sourire et me dire que tu as voulu que je regarde cette émission pour me faire passer un message ? En musique de fond pendant ces messages, c'était ta musique : somewhere over the rainbow. Chaud au coeur, j'ai eu. Merci, mon fils.
Cet après-midi, je me suis attelée à faire le repassage et j'ai commencé à remplir la valise. Demain, j'y mettrai la touche finale.
Ta tata Evelyne et ton tonton Didier arrivent en fin de matinée. Nous mangerons un morceau tous les trois seulement puisque ton papa de coeur travaillera jusqu'à pas d'heure. Et puis, ma coiffeuse à domicile arrivera pour nous arranger, ta tata et moi. Ensuite, ton tonton et moi irons nous faire couper les ongles et dorloter les pieds chez la pédicure. Le soir, nous emmènerons nos colocataires de vacances manger à notre ferme auberge préférée où ils auront une surprise pour le dessert (ben oui, tous les deux ont leur anniversaire en mai, hein ?).
Et puis samedi matin de bonne heure, nous prendrons la route pour la Dordogne en espérant que le temps nous fera meilleure figure que ces deux derniers jours ; mais bon, l'important est de changer d'air en bonne compagnie, non ?
Cette fois-ci, c'est notre ami Georges et sa femme Marie-Hélène qui viendront garder la maison et arroser les fleurs.
Nous rentrerons le samedi 11 dans la soirée avec des souvenirs plein la tête et bien sûr, des photos et des films. Mais ne parlons pas déjà du retour qui fâche, hein ?
On compte sur toi pour nous accompagner comme tu l'aurais peut-être fait si tu étais encore présent physiquement près de nous. Et oui, il y a tant de choses que j'aurais aimé que tu connaisses. Tu es parti bien trop tôt. Mais peut-être es-tu en train de me dire que tu es heureux là où tu es maintenant ? Je suis peut-être égoïste de penser que tu serais mieux avec nous ? Que de questions sans réponse...
A très bientôt ici, mon fils. Tu ne quittes pas mes pensées, ni ton frère d'ailleurs que j'embrasse s'il passe par ici. Je vous aime, mes fils.