Un dimanche pas comme les autres puisqu'il faut que j'aille faire le ménage à la clinique vétérinaire qui est de garde aujourd'hui. Je n'aime pas ces week-ends là (4 ou 5 par an) parce que ça me fait travailler 2 semaines pleines sans jour de pause.
Depuis hier, j'ai mal à la gorge, je mouche, j'ai des bouffées de chaleur (j'en ai même pris ma température ce matin parce que je pensais que ma tête allait exploser ; et bien, non, 35°8 : je suis en hypotempérature, non ?
) ; du coup, j'ai ressorti l'artillerie rangée dans ma pharmacie : gouttes pour le nez, pulvérisateur pour la gorge, sirop, efferalgan... et ça se passera sûrement comme c'est venu.
De toutes façons, il faut que je prenne rendez-vous chez le généraliste pour qu'il lise le résultat de mes radios et qu'en même temps, je lui parle des symptomes que je ressens depuis quelques temps : étourdissements, sensation d'un courant électrique qui me monte dans la tête et qui me déstabilise, maux de tête, ... Je suis certaine que tout ça est dû à la diminution jusqu'à arrêt mardi prochain de l'antidépresseur que je prends depuis ta maladie : je suis en plein sevrage (comme quoi c'est une drogue aussi) et je suis en colère contre moi de l'avoir pris parce que ça a caché la souffrance de ton départ et ça ne l'a pas solutionnée. Je recommence à dormir très mal et très peu, j'ai des angoisses qui me tordent de nouveau l'estomac, je pleure à n'importe quel moment comme une fontaine,... bref, comme avant l'antidépresseur.
Comme je me posais des questions (et ton papa de coeur aussi), je suis allée fouiller sur les forums d'internet et ces symptomes avec cette même cause sont confirmés par d'autres anciens utilisateurs de ce produit ; j'ai eu aussi le même avis par mon petit frère qui en a usé lui aussi à une période de sa vie et qui a eu le même problème pendant le sevrage. "Accroche-toi", m'a-t-il dit.
Alors, Fab, je te préviens : hors de question que je reprenne ce style de "médicaments" ; je vais m'accrocher... inonder la maison s'il le faut, mais m'accrocher... et tu vas m'y aider, dis ?
J'ai envie de HUUUUUUUUUUUURLER ! Hurler parce que je ne te verrai jamais plus sur cette terre, hurler parce que tu me manques à mort.
Faut laisser faire le temps, me disent les gens bien intentionnés ? Mon oeil ! plus le temps passe et pire c'est. L'absence se fait ressentir de plus en plus cruellement à chaque instant de ma vie ; tout est occasion à la constater :
je sors de chez moi et je vois ton appartement ; mes yeux se portent sur la fenêtre de la chambre et je ne te vois plus écarter le rideau pour me faire un petit signe de la main et un sourire.
j'ai de la famille à la maison et toi, tu ne t'assieds plus à la table avec nous alors que tu ne manquais pas d'être là pour ces réunions.
j'allume la cheminée et toi, tu ne viens plus te réchauffer devant à la sortie de ton travail.
nous allons faire les courses et je passe devant le rayon biscuits et gâteries sans en acheter pour toi.
ton papa de coeur prépare un repas comme tu l'aimes et je ne te téléphone plus pour que tu viennes chercher ta "ration".
et des exemples comme ça, y'en a des tonnes.
Bon, je sais que tu es là même si je ne te vois pas mais que veux-tu, je traverse une mauvaise période ; je vais me reprendre en main, ne te fais pas de souci ; tu sais que je peux le faire mais forcément, y'aura des hauts et des bas au début.
Ma cop'Kikie m'a fait un gentil mot (un parmi les autres) auquel je n'ai pas encore répondu et elle me dit que son mari et elle viendront nous voir quand le beau temps reviendra ; je suis contente, contente : grâce à toi et à ton frère qui m'avez convaincue de prendre internet, j'ai fait sa connaissance et elle m'est d'un grand réconfort. On parle de tout et de rien mais comme ça, elle m'aide à continuer à vivre... vivre sans ta présence, mon coeur. Et Patricia, j'espère bien la rencontrer aussi quand nous ferons notre prochaine virée sur Paris.
Ton papa de coeur a vu que je n'étais pas bien hier (ça m'embête : je l'inquiète) et a proposé, pour me changer les idées, de faire un petit repas improvisé à la maison avec Marie-Hélène, Georges, Bernadette et Elie. C'est vrai que ça m'a fait du bien.
Bon, mon fils, je cesse de m'apitoyer sur mon sort (toi, tu en as vu d'autres, non ?), je me secoue et je fais un footing jusqu'à la clinique vétérinaire. Chiche ?
Pour mes fidèles amies :
Je t'adore, mon fils, et j'adore ton frère que je vais tenter d'appeler à mon retour de la clinique.