Et oui, mon fils, pas d'inspiration ni de réelle motivation aujourd'hui ; va savoir pourquoi.
Hier soir, il a commencé à pleuvoir et ça a plu toute la nuit ; et aujourd'hui, il pleut par intermittence.
Georges et ton papa de coeur sont quand même partis à la chasse : dans l'immédiat, elle est ouverte le dimanche et le mercredi. On a donc reporté nos courses à faire à demain après-midi.
Je traîne sans avoir envie de faire grand chose en attendant d'aller bosser à la clinique vétérinaire : le sol et les murs que j'ai lavés là-bas hier vont être dans un bel état par ce temps de pluie. Mais bon, faire et refaire, c'est toujours travailler, hein, mon fils ?
J'ai appelé ton tonton Didier ce matin ; depuis la fin de semaine dernière, il n'est pas en forme : il tousse, il a de la fièvre, il a des chauds et froids ; bref, le traitement qu'il avait n'arrangeant rien, il est retourné chez le médecin qui lui a prescrit une série de 10 piqures et un arrêt de travail pour cette fin de semaine. Faut dire que, depuis qu'il a eu le cancer de la gorge, il reste bien faible physiquement et il n'échappe pas à tous les microbes qui passent. Donc, il a grippe et bronchite en même temps.
Il faudrait aussi que je téléphone à ta mamie qui doit trouver le temps long jusqu'au 2 octobre, date de son opération de la hanche ; si encore elle ne souffrait pas... Mais comme je te l'ai dit, pas de motivation aujourd'hui alors je l'appellerai demain matin en rentrant de mon travail. Je lui dirai que j'ai préparé un petit paquet pour elle et que je le posterai l'après-midi en partant aux courses.
Je ne vais pas dire que mon manque d'entrain est dû à la pluie puisque cette pluie, je l'attendais depuis longtemps : il est vrai que ça fait tout drôle d'avoir un ciel gris. Non, je crois que c'est ma tête qui pense un peu trop et pas forcément comme il le faudrait pour que ça aille dans ton sens.
Tout à l'heure, j'étais assise dans le canapé et je te voyais arriver dans l'allée qui mène à notre maison ; tu venais te réfugier devant la cheminée lorsqu'il faisait un temps de chien dehors. L'angoisse, l'angoisse de voir la mauvaise saison arriver avec tous nos souvenirs avec toi, qui sera là bien sûr, mais pas comme avant.
Le temps qui passe n'atténue pas du tout la souffrance de l'absence ; au contraire...
Jusqu'à mon dernier souffle qui me mènera vers toi, je vivrai cette souffrance.