Déjà vendredi, mon fils. La semaine a filé à une vitesse folle. Je n'ai pas "vu le jour". Plein d'occupations entre mes trois boulots, la maison, les décorations pour la vitrine de ton papa de coeur... Et puis, hier soir, sont venus manger un morceau avec nous, Monique, Monmon, Bernadette et Elie. Une petite soirée sympa.
Mercredi midi, ton papa de coeur s'est arrêté au cimetière. Le vent violent et glacial qui a soufflé toute la semaine avait renversé le sapin de Noël ; heureusement que j'avais accroché les décorations en prévision de ce genre de temps. Tout à l'heure, quand je sortirai de mes deux heures de ménage chez le comptable, nous irons remettre en place les pots de fleurs et le sapin que ton papa de coeur avait regroupés pour qu'il y ait moins de prise au vent.
Demain midi, ton papa de coeur et moi sommes invités à manger chez mon patron vétérinaire ; il organise ce petit repas pour remercier ceux qui l'ont aidé à faire une belle maison, dixit lui-même ; un de ses amis très bricoleur et sa femme seront présents.
Et puis, c'est week-end de garde à la clinique ; j'irai donc là-bas samedi et dimanche dans la soirée. Bouh... ça fait travailler deux semaines sans coupure et j'aime pas ça. Mais bon, je me motive en pensant que, dans un mois et deux jours, nous monterons sur le bateau de croisière pour douze jours d'évasion. Et j'aurai plein de choses à te raconter au retour, bien sûr.
Dois-je te dire que l'état du petit Nolann s'aggrave, mon fils ? Je pense que tu le sais.
Presque 13 heures, mon fils. Je vais manger et me préparer pour aller travailler.