De nouveau un temps à la pluie, mon fils, à la pluie et aux orages : j'ai arrêté mon ordinateur en début d'après-midi parce qu'à mon avis, la foudre n'est pas tombée loin de chez nous. Là, c'est un peu plus calme.
Ce matin, j'ai appelé ta mamie qui est bien handicapée avec sa hanche qui la fait souffrir. Elle rentre à l'hôpital le 1er octobre dans la soirée et sera opérée le 2. Elle m'a déjà donné son numéro de téléphone dans la chambre seule qu'elle a obtenue ; elle préfère comme ça elle peut louer la télévision qu'elle regardera sans déranger quiconque. Ah, si elle n'était pas si loin, comme ce serait plus facile...
Je l'avais prévenue que j'allais lui envoyer le petit souvenir qu'on lui a ramené de la montagne mais que je lui dirai quand j'aurai trouvé une boîte pour l'emballer ; et bien, elle m'a devancée puisque je lui ai dit que j'ai posté le paquet hier après-midi et qu'elle avait déjà fait les poussières dans son meuble vitrine en prévision de le recevoir. C'est pas grand chose mais bon, à son âge, un petit rien fait plaisir.
En vadrouillant sur internet, j'ai découvert le site écrit par la maman de Maylis, une petite fille qui se bat depuis longtemps contre un neuroblastome métastasé stade 4 et qui prend actuellement un traitement de chimio oral mais plus à visée de la prolonger ; la guérir est impossible. Que de douleur, mon fils, avec cette chienne de maladie. Peux-tu la prendre sous ton aile, mon fils, et faire en sorte qu'elle ne souffre plus ? (http://xx--maylis--xx.skyrock.com)
Quand ton papa de coeur est rentré de son travail vers 13h15, on est parti, sans prendre le temps de manger, à un rendez-vous avec le RSI (Régime Social des Indépendants) qui nous avait envoyé un avis amiable pour qu'on lui règle une certaine somme + majoration de retard alors qu'on n'avait reçu aucun appel de cotisation préalable. Je me suis un peu défoulée vu que la majoration de retard, je l'ai déjà plus que dépensée en essayant de les joindre sur leur numéro de téléphone surtaxé. Et puis, quand cet organisme réclame une somme, il pourrait dire à quoi ça correspond, non ? Tout ça me rappelle les décharges d'adrénaline qui m'ont parfois parcourue quand je m'occupais de tes papiers pendant ta maladie et que je tombais sur des fonctionnaires bornés. J'obtenais, avec l'acharnement, satisfaction et c'est pour ça que tu disais à tout le monde : "faites gaffe, ma mère c'est un bouledogue, elle ne lâche rien". Etais-tu fier quand tu disais ça ?
A 16 heures, je suis allée à mon rendez-vous chez le dentiste. Encore une bonne nouvelle : il faut mettre une couronne sur la dent que j'ai cassée en croquant involontairement un os de lapin dans une paëlla. Le dentiste m'a remis deux devis. Mon choix est fait : le moins cher puisque c'est une dent postérieure, donc une couronne en métal. Moins chère mais pas donnée : reste à savoir ce que va prendre en charge ma mutuelle. Après la facture pour la cheminée, celle pour la voiture, c'est maintenant celle pour la dent. Bah, comme aurait dit mon père : "mieux vaut ça qu'une jambe cassée", et moi, je dis "mieux vaut ça que ce qui t'est arrivé". Plaie d'argent n'est pas mortelle, le cancer l'est.
Par contre, quand je suis entrée dans sa salle d'attente, deux femmes papotaient tellement qu'on n'entendait pas le fond musical diffusé ; heureusement, le dentiste associé au mien est venu très vite les chercher et j'ai enfin entendu Grégoire dans sa Rue des Etoiles. Pas un hasard mais un signe, hein, Fab ?
Tout de suite, ton papa de coeur est allé chercher des bouteilles de gaz ; hier soir, il voulait se faire des grillades sur le barbecue et pffff... panne de gaz et pas de bouteille d'avance.
Je vais regarder "mon" feuilleton sur la 1 : ghost whisperer et puis il sera pour moi l'heure d'aller travailler. Encore demain midi et la semaine de boulot sera finie.
Je t'aime, mon grand. Plein de bisous.