Ce matin à 8h - 10, je sors de la maison et un grand coup de klaxon me fait sursauter : c'est mon patron vétérinaire qui passe en trombe devant la maison. Je suis allée travailler chez le comptable et cet après-midi, je vais au domicile de mon patron vétérinaire avant d'aller à la clinique. Haut les coeurs, demain à 14h, c'est congés pour deux semaines !
Le temps est agréable : doux (pour moi en tout cas) et grand soleil. Ce serait super que ça dure tout le week-end parce que, ce soir, ta tata Evelyne et ton tonton Didier arrivent chez nous pour que nous attendions les cloches de Pâques ensemble. Et oui, lundi c'est jour férié et ils restent avec nous jusque dans l'après-midi.
Le vendredi suivant, ils reviendront mais, cette fois, pour le grand départ à Carcassonne ; ta mamie sera avec eux ; c'est ton tonton Hervé qui va la chercher à Auxerre ce dimanche très certainement. Ton frère sera peut-être déjà arrivé, lui.
Dimanche midi, nous sommes invités avec eux chez Hélène et Christian et puis, dans la soirée, nous devrions avoir la visite de ton cousin Olivier.
Pâques... je me souviens de la joie que je me faisais chaque année de t'acheter un gros lapin ou une grosse poule en chocolat rien que pour que tu me regardes en souriant et en hochant la tête, l'air de dire : "t'es pas finie, maman, j'suis plus un gamin !" D'ailleurs, si je ferme les yeux, je te vois...
Comme bien souvent, je te vois assis sur ton lit d'hôpital, l'avant bras droit posé sur ta cuisse tellement douloureuse et la main relevée qui me fait au revoir les quelques soirs de temps à autre où ta tatie de coeur venait me remplacer pour la nuit à ton chevet. Tu es dans ma tête et dans mon coeur et tu n'es pas prêt d'en sortir : nous deux, c'est pour la vie éternelle. Oui, mon fils, on se reverra.
Le répondeur clignotait à mon arrivée. C'était la société de transport qui me prévenait de la livraison de la bibliothèque mercredi en fin de matinée ; 3 colis et ça va être un jeu de patience de la monter. Ton papa de coeur m'a déjà prévenue qu'il ne m'aiderait pas parce qu'il n'a pas la patience et je vais le prendre au mot : les portes sont vitrées donc mieux vaut éviter la casse. Je me débrouillerai.
Bon, je vais préparer ton ancienne chambre pour accueillir ta tata et ton tonton ; il faut que je sorte la grosse couette bien chaude afin que ta tata ne me fasse pas "un caca nerveux".
Tu seras là ce week-end, hein, Fab ?