Deux occasions de rire cette semaine, Fab.
Pour la première, toi tu aurais râlé : les "bleus", notre équipe de foot, se sont fait éliminés de la coupe du monde hier. Ils n'ont pas gagné un seul match. Bon, perso, tu sais que je ne raffole pas de ce sport mais bon, tout à coup, j'ai honte d'être française parce que les autres pays se marrent bien du scandale déclenché par cette équipe. Toi, je t'entendais hier comme si tu étais près de ton papa de coeur à regarder le match "des bons pour rien, qu'ils sont", aurais-tu dit entre autres et je dis bien entre autres parce qu'en 90 minutes, on en aurait entendu d'autres. Si tu savais comme ça me manque, ces moments-là, quand tu venais regarder le sport avec Gilbert ; du coup, je m'assoyais souvent avec vous et mon attraction, c'était plus toi et tes réactions.
La deuxième, c'est hier soir : on est allés avec Marie-Hélène et Georges voir un spectacle donné au boulodrome dans le cadre des festifourires de la ville.
Une femme française et un homme belge forment un couple hors du commun. Elle aime le foot, la bière, le sexe et ne gifle pas le premier soir. Lui il aime la tendresse et le shopping, mais ce n'est pas le pire, il fait aussi l'amour !
Le spectacle a duré environ une heure trente et j'ai failli plusieurs fois mourir de rire. Ton papa de coeur qui était venu avec la conviction qu'il allait s'ennuyer a ri tout le long à gorge déployée. Génial !
Et ça nous a fait oublier un moment les problèmes de la vie.
Ce matin, je suis allée au domicile de mon patron faire du ménage 4 heures d'affilée. Pffff.... Ce soir, ce sera 2 heures à la clinique vétérinaire.
Et puis, ces livres m'emmènent virtuellement dans ton monde et me confortent dans l'idée que notre séparation n'est que provisoire. Celle avec ton frère est-elle provisoire, elle aussi ? Fred, si par hasard tu me lis, je t'aime tel que tu es et tu me manques.
Ne jugez point, afin de n'être point jugés,
car on vous jugera comme vous avez jugé,
et l'on se servira pour vous de la mesure dont vous mesurez les autres.
Saint Matthieu
Extrait du La Bible
Et toi, Fab, aide-moi à continuer la route...