Demain, on sera le 21 juin, jour de l'été, de la fête de la musique et des 81 ans de ta mamie ; les deux derniers sont surs et certains mais, par contre, l'été, on a des doutes. Aujourd'hui, comme hier, on a eu du soleil et 20° au thermomètre sous la véranda dont on ne profite pas puisque le vent souffle à plus de 100 kms/h. Mais bon, c'est de la rigolade en rapport avec ce qui est arrivé dans le Var.
Cet après-midi, on est allés au cimetière pour arroser les plantes que ce vent assèche rapidement. Pas de dégâts autres malgré tout.
Il n'y a pas longtemps que nous sommes rentrés du cinéma où nous nous sommes mis à l'abri et où nous avons vu un film qui décoiffe. De l'horreur, de la fiction (c'est ce qu'on dit mais tous ces cancers dont on entend de plus en plus parler, d'où viennent-ils ?) mais aussi beaucoup d'action. Ton papa de coeur a sursauté deux fois sur son siège. On a bien aimé.
Hier soir, nous avons mangé, en compagnie du prof et des collègues de ton papa de coeur aux cours de peinture, dans une ferme auberge à Chateauneuf de Gadagne. C'était bio (que des produits de leur ferme) et très bon. On y retournera. Il y avait une bonne ambiance et nous sommes rentrés vers minuit. Dur le réveil à 6h ce matin pour ton papa de coeur !
Et puis, je te reparle, mon fils, de Nolann, ce petit garçon qui me fait beaucoup de peine malgré que je ne le connais que virtuellement. La leucémie reprend le dessus et c'est sa deuxième rechute. Je crains que son corps, comme le tien à l'époque, ne supporte plus les traitements agressifs qui lui sont dispensés par la médecine. Essaie de l'aider, mon grand.
Mon fils, mon grand, mon bébé, ma puce, mon trésor... ce sont tous les petits mots dont je t'affuble quand je te parle devant ta photo chaque matin et chaque soir. Et oui, que veux-tu, même si tu évolues maintenant dans des sphères supérieures, tu restes mon bébé, mon fils... et ce sera ainsi pour l'éternité.
Je te l'avais bien dit que, où que tu sois, on serait toujours là, ton papa de coeur et moi.