Nous sommes rentrés du week-end à Lyon dimanche soir ; nous avons passé un bon moment là-bas.
La soirée country s'est bien déroulée ; ta tata Evelyne a participé à deux danses en groupe : pas de souci, elle a assuré. La choucroute était délicieuse et copieuse. Et ensuite, nous avons dansé jusqu'à presque 2 heures du matin ; ton papa de coeur était déchaîné.
Ton tonton Didier a reçu le résultat des prélèvements qui avaient été faits dans son estomac : une belle infection qu'il va falloir résoudre mais rien de plus méchant. Ouuuuuuuf !
Quand nous sommes partis pour Lyon samedi après-midi, j'attendais dans l'allée que ton papa de coeur ferme la maison. Les souvenirs de l'avant-dernière fois où nous y sommes allés tous les trois me sont revenus en tête. On ne savait pas que le cancer allait revenir. Comme là, j'attendais dans l'allée mais avec toi. Et je te regardais en souriant. "Qu'est-ce qu'il y a, m'as-tu demandé". "Mais rien, t'ai-je répondu". Pourquoi ne t'ai-je pas dit alors ce à quoi je pensais, à savoir que j'étais fière d'être ta maman ? Pourquoi m'a-t-il fallu attendre de savoir qu'il n'y avait plus d'espoir de te guérir pour que j'ose te dire que je t'aimais plus que ma vie ?
Hier soir, j'ai repris le travail... par obligation parce que je ne suis plus du tout motivée, comme pour pas mal de choses d'ailleurs. Alors, je me force, je me force...
Je ne sais si c'est la saison ou les fêtes de fin d'année toutes proches qui me mettent dans cet état second mais bon...
J'ai terminé de taper les menus des repas de fête et d'écrire les affiches pour le magasin de ton papa de coeur ; je vais m'attaquer à préparer les décorations de Noël pour ton monument. Je n'aurais jamais pensé avoir à faire cela un jour.