Me voilà encore, mon fils. J'ai une question à te poser : toi qui entends et vois tout maintenant, peux-tu me dire si ton frère est jaloux du fait que je te parle souvent ? C'est ma cop' Kikie qui m'a fait me poser cette question suite à son dernier commentaire. Je ne sais même pas si ton frère me lit ; je ne le pense pas.
A qui donc pourrais-je confier mes souffrances et mes peines si ce n'est à toi ? Je ne veux pas "me plaindre" auprès de ton papa de coeur, de la famille, des amis. Et ça fait plus de 7 mois que je n'ai aucun contact avec ton frère, à mon grand regret d'ailleurs, car les discussions téléphoniques que nous avions presque chaque semaine auparavant me manquent beaucoup. J'étais heureuse de parler avec lui et contente de le savoir en bonne santé.
Et puis, il doit bien savoir que je l'aime même si je ne suis pas du genre expansif ; c'est mon fils et je suis fière d'être sa maman autant que je l'étais pour toi. Tiens, je me rappelle comme j'ai été heureuse le jour où il a frappé à notre porte alors que j'attendais qu'il me contacte pour qu'on aille le chercher à la gare ; et la joie que j'ai ressentie quand il m'a dit avoir réussi à prendre un train pour venir en congés avec nous (c'était une période de grève SNCF) ; et puis, cette soirée à Carcassonne où il m'a faite tant rire, etc... Et le plaisir que j'avais à lui préparer, lors de ses séjours chez nous, la mousse au chocolat dont il raffole... Tout ça me manque énormément.
N'as-tu pas le pouvoir, Fab, de lui faire comprendre que j'aimerais tant que l'on reprenne contact ? Je ne lui demande pas de revoir la personne qui l'a blessé dans son orgueil par bêtise mais de me revoir moi et ton papa de coeur qui ne sommes pour rien dans le litige.
Hier soir, ton papa de coeur est allé rejoindre son ami Georges pour regarder le match de foot à la télé ; pendant ce temps-là, Marie-Hélène et moi sommes allées au ciné voir un film qui m'a quand même obligée à fermer les yeux 2 ou 3 fois. Pour ceux qui aiment la viande rouge, c'est saignant à souhait.
Ton papa de coeur et moi, on vient d'aller au cimetière. Le monument est toujours aussi bien fleuri. Ce week-end, je décorerai le sapin que j'ai acheté pour toi.