C'est la fin du week-end, mon coeur ; il a été bien occupé et nous ne l'avons pas vu passer.
Samedi, ton papa de coeur n'a pas travaillé puisque nous étions invités le midi à l'anniversaire d'une amie, Michelle ; une très belle journée avec un bon et copieux repas et un beau spectacle donné par Studio 84.
Nous sommes rentrés vers 18h30 et, après m'être changée, je suis allée faire le ménage à la clinique vétérinaire.
Et puis, ce matin vers 11h30, ton amie Christelle est arrivée ; elle est restée avec nous jusqu'à plus de 17h. Si tu savais... et tu le sais, mon fils, comme j'ai été contente de ce moment passé avec elle. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui parler de toi et elle m'a écoutée et répondu ; ça m'a fait énormément de bien car, quand je parle de toi à d'autres personnes, ils prennent un air gêné ou ne me répondent pas, ce qui fait que je suis obligée de passer à autre chose. Merci, Christelle. Et, comme je te l'ai dit, tu (vous) reviens quand tu veux.
Avec elle, nous sommes allés au cimetière, là où je sais que tu n'es pas mais elle a vu où repose maintenant ton corps terrestre, ce corps qui t'a fait tant souffrir et qui n'était pas adapté à ton esprit. Tu le disais bien d'ailleurs "j'ai eu la bonne tête mais pas le bon corps".
Je voulais aussi te remercier pour le signe que tu m'as fait jeudi soir ; je suis sortie du travail, me suis assise dans la voiture. Ton papa de coeur m'y attendait en écoutant la radio. J'ai porté machinalement les yeux sur la pendule : 20 h 13 et, au même moment, s'est déclenchée une des chansons que tu avais sélectionnée avec moi pour le diaporama des 60 ans de ton papa de coeur : Imagine.
La visite de ton amie Christelle, tes petits signes, ... tout ça me fait chaud au coeur et, le 24 au soir, cette série de bien-être a débuté avec un sms de ton frère pour mon anniversaire. Je suis comblée... et je vais avoir plus de facilités à me motiver lors de l'arrêt complet de mes antidépresseurs.
J'imagine, mon fils, le monde merveilleux dans lequel tu vis maintenant ; c'est un dur prix à payer pour que tu sois heureux mais il me faut lutter pour être bien le jour où j'irai te rejoindre.
Imagine... je t'aime... je vous aime, mes fils. Je n'ai pas su vous le montrer comme vous l'auriez voulu quand vous étiez jeunes mais pourtant vous êtes ce que j'ai de plus précieux dans ma vie.