Et bien, ça fait un moment, mon coeur, que je ne suis pas venue te parler ici. Tu le sais, je ne t'oublie pas. Oh non, ça, ce serait impossible. Je pense aussi à ton frère et je m'inquiète pour lui parce qu'il fait un froid glacial sur toute la France et je me demande s'il arrive à se chauffer à peu près comme il faut chez lui ; j'en doute.
Tu ne reconnaîtrais pas ta provence ; nous n'avons pas vu de neige mais ce matin à 7h, il faisait - 8° avec un vent qui souffle aux alentours de 100 kms/h. Moi qui n'ai jamais froid, je dis et je crie "j'ai froid".
La semaine dernière, j'ai reçu mon nouveau bureau en pièces détachées et j'en ai bavé pour le monter ; je n'ai d'ailleurs pas encore tout à fait fini parce que les sols ne sont pas d'un niveau parfait et j'ai du mal à fermer les portes. Il va falloir que j'emprunte un niveau et que je mette des cales.
Et puis, pour la deuxième fois en quatre mois, ma banque a égaré un chèque que j'avais mis dans une enveloppe pour la "jeter" dans leur boîte aux lettres. La première fois, c'était un chèque de remboursement des 3 Suisses ; cette fois, c'est un de mes chèques de salaire. Là, ça ne va plus et je prépare une lettre pour le directeur de l'agence. Il est également hors de question que je procède au dépôt de mes chèques de cette manière désormais ; j'irai au guichet de la banque, comme vendredi pour leur dire ma façon de penser, et j'exigerai un papier signé prouvant qu'ils ont mes chèques en mains. Bouh...
Samedi, après notre travail respectif, ton papa de coeur et moi avons pris la route pour passer le week-end chez ta tata Evelyne et ton tonton Didier. Il continue à beaucoup souffrir malgré la cortisone et sa radiothérapie ne commence que le 13 février au rythme d'une séance tous les deux jours ; vers le 25 février, tout devrait être terminé et on croise les doigts pour que l'issue du traitement soit bonne.
Cette semaine, on se lève pour aller bosser malgré qu'on n'ait pas envie de quitter la chaleur du lit mais bon... c'est le prix à payer si on veut repartir en croisière, hein ?
Et puis, ce week-end, nous devions aller chez nos amis de croisière Gisèle et Maurice, près de Carcassonne. Un empêchement au travail de ton papa de coeur fait que ça ne se fera pas. Ils reviennent dans le secteur courant mai : ce n'est donc que partie remise.
Mardi soir, nous irons au Mas des Vertes Rives pour la Saint Valentin ; nous serons 26 à table. Bonne soirée en vue ; je te raconterai.
L'autre jour, je faisais remarquer à ton papa de coeur que, si tu étais toujours sur cette terre, nous aurions la chance extraordinaire de te voir souvent puisque tu serais venu te réchauffer devant l'insert. A l'époque, nous avions cette chance extraordinaire mais nous n'en mesurions pas la réelle valeur. Si seulement...