J - 11, Fab, pour notre départ à Carcassonne ; tu te tiens prêt ? On recommence une nouvelle semaine bien que je n'ai pas eu l'impression d'en finir une autre ; j'ai travaillé hier soir et je n'ai donc pas eu cette coupure du dimanche qui détermine les semaines. Pas l'habitude... comme ton papa de coeur ou ta tata Isabelle.
Quand ton papa de coeur est rentré hier midi après sa demi-journée de travail un peu plus dure que d'habitude puisqu'il a dormi une heure de moins à cause du changement horaire, il m'a proposé d'aller faire un tour au cimetière ; mais qu'il est bien fleuri, ton monument ! Les marguerites et les gazanias sont magnifiques. Quelqu'un a rajouté une primevère et je soupçonne Monique, la soeur de ton papa de coeur qui est rentrée de sa croisière.
Ces derniers temps, je dors d'un sommeil entrecoupé de réveils brusques ; l'autre nuit, j'ai ouvert grands les yeux et, surprise, ai regardé mon réveil : il était 3 heures piles du matin. Hier soir, couchée mais pas envie de dormir ; je regarde le réveil : il était 1H33. Et cela, entre autres. Les 3 jalonnent ma vie, mon fils ; tu dois sentir que j'ai besoin que tu me dises que tu es là, que tu ne nous quittes pas.
Hier après-midi, nous sommes allés au cinéma voir le film La rafle
un film qui raconte la descente faite en 1942 par les allemands, aidés par des français, pour emmener des juifs (hommes, femmes et enfants) vers des camps d'extermination.
Je croyais pleurer à chaudes larmes mais n'en ai pas versé une seule. Je regardais ce film de façon "détachée" ; ces enfants qu'on arrachait à leurs mères n'étaient pas les miens, n'étaient pas toi ou ton frère... Etrange sensation que cette insensibilisation... J'en parlerai mardi à la psy. Si j'y pense, parce que, pour l'instant, dès que je suis devant elle, je ne pense qu'à toi.
Nous avons quitté les amis à la porte du ciné pour filer à la clinique vétérinaire où le ménage m'attendait.
Ton papa de coeur expose quelques tableaux, pendant un mois à partir de jeudi, au syndicat d'initiatives de Monteux, ville dans laquelle il travaille ; je vais donc préparer la liste de ces tableaux et je n'aurai plus qu'à ajouter le prix qui leur correspond. C'est sûr que ça ne sera pas cher ; il peint pour le plaisir et, s'il vend un tableau, l'argent est réinvesti dans du matériel pour ses futures créations. Cet après-midi, il va d'ailleurs à son cours de peinture qu'il a "séché" deux semaines consécutives pour cause de travaux dans la maison.
Gib et moi, comme chez ton tonton Didier et chez ton tonton Hervé, on attend avec impatience la semaine en famille à Carcassonne ; et après, j'attendrai celle que nous passerons à Paris, ton papa de coeur et moi ; et après, pourquoi pas l'Egypte si ta tata Evelyne et ton tonton Didier peuvent partir (licenciements "économiques" dans l'entreprise de ton tonton) ; tu vois, mon fils, je m'emploie à faire des projets pour garder la tête hors de l'eau...