Le 3, ce n'est qu'une date : une date qui dit qu'aujourd'hui, ça fait 18 mois ou 1 an et demi pour chiffrer en années que tu es parti pour le monde invisible. Et ça fait 4 mois aujourd'hui aussi que la soeur de ton papa de coeur t'a rejoint. Mais bon, ce n'est qu'une date puisque j'avais autant mal hier ou avant hier ou avant avant hier que j'ai mal aujourd'hui.
Le temps est au diapason de mon état d'âme puisqu'il est à la pluie. L'hiver n'est pas fini ; la météo nous annonce de nouvelles gelées pour la fin de la semaine. Et les fleurs que nous venons de mettre au cimetière ? Et Monmon et Monique qui partent sous peu en croisière ? Et notre tas de bois presque réduit à néant qu'il va falloir regonfler ?
Monmon est venu me chercher au domicile de mon patron vétérinaire où j'ai fait le ménage de 7 à 10h.
Et hier, je suis allée au rendez-vous de la psy. Pour ma part, le contact est bon. Il a fallu faire l'entrée en matière, me présenter et dire les grandes trames de mon parcours. Quand il m'a fallu parler de toi, les larmes ont jailli et impossible de les arrêter. J'ai réussi à lui dire quelques moments entre deux sanglots mais bon... Elle m'a convaincue de prendre de l'Athymil (le plus petit dosage et la plus petite quantité) seulement pour qu'on puisse communiquer sereinement et faire avancer le pourquoi j'ai demandé à la consulter : apprendre à vivre avec ton absence physique. Je veux pouvoir parler de toi ou penser à toi sans m'écrouler systématiquement. Je lui ai demandé si j'allais réussir à atteindre mon but. Oui, m'a-t-elle dit. Mon tort a été de ne pas faire cette démarche juste après ton départ. Je vais y arriver, Fab, et tu vas m'y aider, n'est-ce pas ?
Veux-tu des nouvelles de tonton Didier ? d'après la technicienne qui lui a passé l'IRM, la grosseur sur le foie serait installée de longtemps et ne serait pas cancéreuse. Elle transmet au docteur radiologue qui transmettra à l'oncologue que mon frère appellera en fin de semaine pour confirmation du diagnostic. Je crois qu'on peut dire ouf même si les douleurs abdominales toujours présentes ne sont pas expliquées.
Fred... Fab..., mes fils, je vous le dis en chanson...