Oui, encore un 3 qui marque souvent ma vie maintenant ; ce matin, j'allume l'ordinateur et vais sur ton blog : il y avait 3 visiteurs en ligne et un total de 42053 visiteurs. Là, de suite, avant de venir te parler, j'y retourne et il y a un total de 42063 visiteurs. La nuit, quand j'ouvre les yeux, le réveil affiche des 3 style 3:33 ou 4:03. Bref, un chemin de 3.
Et aujourd'hui, nous sommes le 3 novembre : 2 ans et 2 mois que tu as quitté cette terre mais aussi 1 an que la soeur de ton papa de coeur t'a rejoint dans ce monde où nous nous retrouverons tous.
Hier, on est allés aux Jardins de Provence et, au retour, on s'est arrêtés au cimetière pour déposer sur son monument qui est aussi celui de son mari Georges et celui de ses parents, deux grosses compositions de cyclamens (qui signifient des sentiments durables) que je préfère aux chrysantèmes (qui signifient la fin d'un amour). Ben oui, je me renseigne sur internet pour connaître le langage des fleurs.
Le jour tombait et nous n'avons pas pu retourner sur ton monument ; nous irons donc cet après-midi pour enlever les barquettes de fleurs qui craignent le froid et les remplacer par des barquettes de cyclamens. Et oui, notre amour pour toi durera toujours, mon fils. Même quand nous prendrons le chemin pour te rejoindre.
Un texte que mon amie Nadine, qui continue son combat contre le cancer avec courage, m'autorise à prendre sur son blog auquel vous accèderez en cliquant sur son prénom dans la colonne de gauche...
Et si ce que nous appelons l'ombre était la lumière, si l'être perdu était à jamais retrouvé parce qu'il est devenu un être de lumière qui veille sur nous et nous environne par tous les côtés ...
Car les morts peuvent plus pour nous que les vivants, ils sont heureux lorsque nous sommes heureux, eux qui font leur chemin à l'envers ou à l'endroit de l'envers dans l'autre dimension.
Et si nous disions qu'ils ont quitté la vie pour rentrer dans une autre sorte de vie, qu'ils sont des messagers, des voyageurs, des anges gardiens plus attentifs à nous que jamais ...
Car, en l'autre vie, ils entendent tout, tout ce qui vient de cette vie est amplifié, répercuté mille fois dans l'autre.
Si nous voulons que ceux qui sont partis soient heureux, il nous faut être heureux pour les laisser partir, pour les laisser vivre leur vie hors vie, tout comme sur terre ...
Texte de Julos Beaucarne, poète wallon
"Il faut être heureux pour les laisser partir, pour les laisser vivre leur vie hors vie, tout comme sur terre..." : facile à dire, moins facile à faire.
Je t'aime, mon fils.