Là, tu vois, je suis énervée : je viens de t'écrire et quand j'ai voulu rajouter ma dernière photo, tout s'est bloqué et mon article a disparu. Grrrrr... ce n'est pas la première fois que ça arrive. Donc, je recommence mais je n'aime pas ça puisque quand je t'écris, ça vient du coeur et tout seul.
Je te disais donc que samedi, nous sommes allés au mariage de Stéphane et Sandrine, fille de ma collègue de travail et amie Viviane. Le temps était magnifique et les mariés aussi. Après l'église et pendant qu'ils se faisaient flasher, eux et leurs familles, au parc municipal, nous nous sommes prélassés chez Bernadette et Elie avec Marie-Hélène et Georges.
Vers 19h, nous sommes partis pour l'apéritif au Salon de l'Enchanteur ; il y avait un monde fou pour cet apéritif qui avait lieu à l'extérieur. J'y ai retrouvé mes autres collègues de travail et ma patronne puisque mon patron, pris par des obligations, n'a pu que faire un passage à l'église.
Vers 21h, l'animateur nous a fait rentrer dans la salle, table par table, sur une chanson de film puisque la soirée avait pour thème le cinéma ; la chanson pour notre table ? Allumer le feu, tirée du film Jean-Philippe. Au passage, la mariée m'a attrapée pour me dire : C'est pour toi, Monique, cette chanson.
La salle était magnifiquement décorée, le repas était servi par un traiteur et la soirée animée par un DJ ; dans le courant de la nuit, est passé pour une petite animation, Fred, le DJ avec qui tu avais bien discuté lors de la préparation de la fête pour les 60 ans de ton papa de coeur.
Peu de temps après notre installation à table et alors que je cafardais puisque ce lieu me rappelait de bons souvenirs avec toi un mois et demi avant l'annonce de ta maladie (et puis, nous aurions dû y fêter tes 25 ans), une chanson est passée en fond : don't worry, be happy... ne sois pas triste, sois heureuse. Merci, mon fils, pour ce signe qui me disait : je suis là, maman.
Nous nous sommes couchés vers 4h du matin et nous sommes levés à presque midi ; nous avons passé l'après-midi à flemmarder sur le canapé ou devant l'ordinateur ; dans l'après-midi, j'ai regardé une émission dans laquelle parlaient des personnes ayant vécu une expérience de mort imminente ; elles racontaient leur court passage dans l'au-delà et la façon dont il avait transformé leur vie. De cette émission et des livres que je lis depuis ton départ, je ne peux que déduire que tu ne souffres plus et que tu es heureux ; je m'en réjouis mais, égoïste que je suis, j'aurais tant voulu te garder près de moi ici pour faire ma route.
La météo nous avait annoncé des catastrophes mais il a juste plu un peu dans l'après-midi pour laisser place au soleil ce matin.
Ton papa de coeur s'est couché vers 23h et moi, j'ai traîné jusqu'à 1h du matin ; je me suis endormie de suite et ai fait un rêve dans lequel, j'en suis sure, tu étais même si je n'arrive plus à me souvenir de la trame ; ce rêve m'a fait ouvrir les yeux d'un seul coup et le réveil que j'ai regardé affichait de nouveau 3:33.
Tu me gâtes, mon fils.
Aujourd'hui, c'est la Saint Gilbert, fête de ton papa de coeur. Je vais la lui souhaiter ce midi.
Et on souhaite un très bon anniversaire, hein Fab ?, à ma nièce Irène qui, je le sais, vient te rendre visite ici régulièrement.
Samedi soir, j'ai pris en photo le plafond de la salle sur lequel dansaient des milliers d'étoiles de toutes les couleurs diffusées par un appareil ; ça n'a rien donné. Et toi, es-tu parmi les étoiles qui brillent dans le ciel ? Je t'adore, mon fils.