Deux jours que je ne suis pas venue te parler ici...
Jeudi après-midi, nous avons donc accompagné Jeannine dans son dernier voyage sur cette terre. Il y avait énormément de monde venu pour lui dire au revoir. L'église de Sorgues, pourtant grande, n'a pas pu les accueillir tous. Beaucoup de monde a également suivi jusqu'au cimetière et les fleurs... que de fleurs... plus de 50 bouquets ou compositions. J'ai aperçu mon amie Viviane qui m'avait bien caché qu'elle viendrait, la coquine ; par contre, je n'ai pas vu mon ami Jean-Luc mais ton papa de coeur l'a vu.
Alors, Fab, l'as-tu vue arriver, la tornade ? C'est sûr que ça va un peu se secouer dans le monde où vous êtes maintenant. Y'en a qui ont intérêt à bien se tenir. Et Georges, il doit être heureux de retrouver l'amour de sa vie terrestre, non ? Bon, Jeannine, c'est quand tu veux que tu nous fais signe (j'ai sorti la pelle et le balai). Et toi, Fab, tu n'en es pas exempté non plus, hein ?
Hier, j'ai pas mal flemmardé puis l'après-midi, nous sommes allés au cimetière où nous avons rencontré Irène et Hélène, les filles de Jeannine, ainsi que Monique et Monmon.
Le soir, nous avons mangé, ton frère, ton papa de coeur et moi, chez Bernadette et Elie, en compagnie de Marie-Hélène et Georges ; un moment pendant lequel l'esprit de ton papa de coeur s'est normalement moins évadé vers sa soeur et vers toi dont, m'a-t-il dit, il n'a toujours pas encaissé le départ. Mais bon, je le voyais souvent songeur...
Ce matin, il est parti chasser avec Greg, le fils d'Irène ; ils sont rentrés bredouilles. Quant à moi, j'ai préparé sur l'ordinateur les cartes de remerciement pour Jeannine.
Et cet après-midi, direction Capitole Studios où nous avons réservé 10 places pour l'avant-première du film 2012 mardi soir à 20h. Bah, un film sur la fin du monde. Drôle de spectacle, me diras-tu, mais cette fin du monde sera-t-elle pire que la fin de ta vie terrestre pour nous ? Pas sûr.
Pour ce soir, ton frère et ton papa de coeur se sont commandés une pizza, basquaise pour l'un, aux oignons pour l'autre. Moi, je vais me limiter à quelque chose de plus léger suivi d'un magnum au chocolat. Ben oui, mon fils, tu ne peux pas avoir une mère parfaite.
Tu vois, j'essaie de continuer à positiver, malgré les malheurs, en pensant à ce que tu m'aurais dit...
Je t'aime, mon fils.